I. Voy. plu» liaiil
être une immigration que. seules d'ailleurs, des précautions déjà signalées contre les forains permettent de supposer ^. Mais, d"autre part, qui dit fabrication domestique dit fabrication isolée : le tisserand, par la forme extérieure de son travail, ne se trouvait pas moins amené, lui aussi, à n'être en rapports qu'avec un seul employeur contre lequel, nécessairement, il ne pouvait lutter. Une preuve bien probable en est que. si la question de,-- salaires se réglait peut-être moins complètement à leur détriment que pour le:^ précédents travailleurs, surtout en raison de l'esprit d'association dont ils paraissaient être spécialement doués, les intéressés n'étaient cependant pas parvenus à obtenir une rénumération fixe. On doit donc avoir là une confirmation indirecte de leur dépendance vis-à-vis de leur marchand drapier.
On remarquera même que les seuls exemples d'emprunts conclus par des travailleurs de la draperie qui nous soient restés, se rapportent justement à des tisserands ^ ; mais, si la situation sociale des débiteurs est connue et si certains du moins des créanciers paraissent être des patriciens-drapiers, toute indication sur la cause des emprunts, on le sait déjà ' manque complètement : il est donc possible que des prêts de ce genre n'aient pas constitué des avances sur les salaires. Leur caractéristique la plus frappante semble être la faiblesse de leur chiffre : il varie le plus souvent entre 3 et 5 Ib. *. descend même fréquemment au-dessous du premier nombre-' et ne dépasse que bien rarement le second *. L'abondance relative des exemples permet sans doute de considérer ces quantités comme des moyennes intéres.santes ; mais il faudrait, afin