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paraît avoir été très violente et que les éohevins réprimèrent très rigoureusement, le seul métier désigné nominalement comme y ayant pris part est celui des tisserands : en tout cas, ses membres furent sans doute les plus gravement compromis, puisqu'ils subirent les punitions les plus dures, deux bannissements « sur le teste » et deux décapitations. Ensuite, dans Texploitation de Boinebroke. les victimes et les réclamants paraissent être avant tout des tisserands ^ Enfin, pendant les troubles urbains contemporains des guerres de Flandre, en 1305, on sait que lorsque l'échevinage patricien revient au pouvoir et qu'il condamne les anciens membres du Magistrat de la petite bourgeoisie, le seul presque de ces derniers dont nous connaissions l'état réel, est de nouveau un tisserand ^ : il importe assez peu que sa faute ait été une complaisance envers des malversations financières et non pas un délit personnel d'ordre proprement social, car cette mention reste presque une exception dans toute la série des agitations de cette époque, où le rôle des métiers nous est en somme inconnu ^. Mais l'apparition uni.que d'un travailleur de ce genre n'a rien que de naturel et semble être la résultante très simple de la situation comme de l'esprit social des participants au métier.
Ainsi, la nature mixte de la technique du tissage, tenant toujours quant au fond aux professions le précédant, mais s'en éloignant par la forme, entraîne pour les artisans intéressés une sorte d'état double, constitué par deux ])rincij)es divergents. Aussi, économiquement, ils ont conservé sans aucun doute le caractère de purs travailleurs à domicile, mais ils manifestent déjà des tendances à devenir des maîtres plus libres. Et socialement, le contraste entre rim])nrtance de leur rôle industriel, beaucoup ])lus considérable que celui des maîtres se bornant en somm^ à leur préjDarer la besogne, et l'infériorité de leur situation, qui n'est peut-être jias très