Recueil, n" 328**, '" (tissorand-parour-locataire
contrevenir ou contrevenait spontanément à dt' tels règlements, les siens ou peu s'en fallait !
Mais, en premier lieu. ])our le fait mênu\ Boinebroke, par la création de ses établissements personnels et an besoin complexes, avait dû viser deux buts distincts. A l'égard des fouleries en général, il n'avait i)u qu'être inspiré par une idée de même nature que celle qui lui avait fait établir sa teinturerie ^ : il avait dû vouloir contrebalancer les efforts que faisaient sans doute les foulons en vue de la hausse des salaires par leur maintien inverse à un niveau aussi bas que possible, et le moyen préférable pour obtenir ce résultat était assurément de diminuer la distribution des commandes, c'est-à-dire de garder dans des conditions plus personnelles la majeure partie du travail. L'addition d'un tissage à certains au moins de ces établissements, ou réciproquement, était surtout une question ])urement techni(iue. Le drapier obtenait ainsi une concentration de l'ouvrage lui procurant des avantages de rapidité, de surveillance, d'économie en un mot, trop évidents pour qu'il ne soit pas superflu d'insister. En second lieu, quant au côté juridicfue, à la violation des règlements jiar cette réunion de métiers divers, ne peut-on reinar(juer que d'abord, en réalité, le patricien semblait ne pas contrevenir à la loi : en effet, les défenses précédentes visaient uniquement les maîtres et non les drapiers, tandis que les établissements tels (pie ceux (pie nous venons de mentionner appartenaient à des marchands et non à de jjetits patrons. Comme même les artisans (pii y étaient occupés ne travaillaient i)as, en principe, dans leur atelier, mais dans celui de leur employeur, et (ju'ainsi ils n'oi)éraient jjas pour le i)ublic, mais pour leur uni(pie fournisseur de travail, ils ne semblaient nullement être resjxmsables du caractère économii|ue de ces entreprises et l'einiilnveur à son tour, nous venons de le dire, était absolument libre d'organiser ses ateliers à son gré, d y réunir autant de métiers «(u'il lui