‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 902 sur 993 · N" 240 ; joindre i\ la riKii^ur 31 SI ot 38tt · texte numérisé non relu

N" 240 ; joindre i\ la riKii^ur 31 SI ot 38tt

3. K<'iiiar(|U<'r <|iii> dan» la nculi» location tl'un tondago qtio noiiii poMAdions, le locntnirr, huiih dout<- IV.viiloitant, est Un < curponticr ■ (Recueit, n" 386).

nerie ^, un ensemble considérable et imposant, auquel aucun instrument drapier, fût-ce de loin, n'était certainement comparable et qui, il ne faut pas l'oublier, en raison de ses dimensions, ne pouvait se placer que dans un terrain spécial, dans une « cort ^ « : celle-ci avait tant de valeur que souvent elle désignait nominalement et représentait d'une façon expresse le tendage. Aussi, les frais d'installation et d'entretien, ces derniers bien entendu accrus par la situation des lices en plein air dans un climat humide et rude, devaient-ils être particulièrement élevés ^. Bref, U n'y avait pas de métier textile, croirait-on, dont tout à la fois l'exécution fût plus simple et la préparation plus difficile : U n'en existait pas, par suite, qui ofiFrit un caractère moins domestique et plus « usinier ».

On ne s'étonnera donc pas que les tendages aient eu une organisation économique particulière. En effet, à la hiérarchie ordinaire des autres exploitations, maître, apprenti et valet, s'ajoutait ici une quatrième classe supérieure d'intéressés, celle des « sires ». Le petit patron, comme l'ouvrier * et l'apprenti ' avaient les mêmes fonctions générales que partout ailleurs. Pour ne parler que des maîtres, on les voit d'abord régulièrement, du côté administratif, accompagner au besoin les esgardeurs dans leurs inspections * ; sous le rapport réel, se charger du transport des produits, de l'entretien du matériel dont ils sont responsables ', et dan>! l'en^^omble, de la direction, et de l'exécution partielle du travail * ; enfin, du

1. ■■ Et qup toutes les lices soient bien estofécs de roiles, de claus "etc. (no 2403 . joindre RpcupU, n" 355. p. 25, 1. 13-29.

2. Aussi, à IVgard du personnel, dit-on ' U sires, li maistres, li valles de le cort • (n" 240. pasaim).

3. Voy. rénumération des » coulz et frais dou retenir des lichcs - dans lii-cueil. n" 355. p. 25!t. 1. 13 ss.

4. X" 240', •', ", '*,2' ; dans ces deux derniers §, c'est la •■ maisnie » évidemment.

5. Mentionné seulement au § 22, et puisqu'on se contente ainsi de l'indiquer en passant, c'est qu'il ne présente évidemment aucun caractère spécial.

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