‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 903 sur 993 · Surtout § 1 et · texte numérisé non relu

Surtout § 1 et

côté humain, s'occuper de tout le personnel complémentaire, de l'instruction des apiirentis et du recrutement et du paiement des valets ^. Avec cette besogne courante, dans les cas extraordinaires, quand un drap est abimé par le défaut de la machinerie, c'est en principe le maître qui paye le dommage au drapier autant qu'il lui est possible -.

Il est beaucoup plus souvent question de lui que du « sire ». Le nom de ce dernier, tout en n'ayant rien de « technique », le ferait cependant considérer a priori comme le personnage principal de l'entreprise, celui qui en est, dit-on aussi, « le seigneur ^ ». Mais il n'apparaît que dans deux situations. .\u cours de la fal)ricati()n. clans les circonstances extraordinaires résultant des dégâts arrivés aux tissus, deux cas se présentent. Si en dehors des manipulations mêmes, pendant le transport du jiroduit entre la maison du dra])ier et le tondage, l'étofife se trouve endommagée ou totalement « perdue », le sire est seul à indenuiiser le propriétaire et le petit patron ne paraît avoir aucunement à intervenir ''. Mais que. au cours des opérations, comme nous l'avons déjà indiqué, le drap subisse un dégât, le maître paye en principe, et si seulement il n'est pas « soufissans », si sans doute il ne ])eut rembourser le dégât d'une façon totale, le sire lui vient en aide, probablement par un simple prêt *. En outre, aj^rès le travail, dans des conditions rc'gulières. ce seigneur a droit à une rémunération fixe, à l'exemple du petit patron et du valet. Dans les deu.\ seuls cas qui nous soient connus et qui se rapportent, on le sait, aux <c draps de camp " et à ceux " d'estuve », il reçoit respectivement im ])eu plus et un peu moins du tiers des sommes totales distribuées ])ar le drapier, comprenant, outre son paiement propre, la rétribution du maître et de ses aides •. Les quantités d'argent <[uv l'employeur lui alloue égalent ou

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