Voy. plii.H liant KlIii-KlIJ
situation indépendante des tondeurs, comme cette liberté peut expliquer les concessions que dut faire le pouvoir url^ain aux demandes probables des travailleurs.
En fait, l'application exacte de ces théories demeure inconnue. Tous ces tondeurs étaient-ils libres ou certains d'entre eux, du moins, restaient-ils liés exclusivement à un drauier ? La question ne semble pas comporter de solution précise. On n'ignore pas que l'unique exemple d'un plaignant de Boinebroke déclarant s'être trouvé en rapports avec d'autres « marchands » acheteurs de draps, est bien probablement celui d'une tondeuse ^ : ce cas, le seul qui témoigne en faveur de la liberté économique des maîtres, alors que tous les autres de la même exploitation, on s'en souvient, lui sont plutôt contraires ^, paraît très significatif, bien qu'exceptionnel et justement parce que tel. Mais on ne saurait oubher que la liberté des tondeurs provenait surtout de leurs rapports avec la petite industrie indépendante : or, celle-ci n'avait certainement qu'une importance restreinte. Son influence sur la situation des travailleurs mérite donc d'être évaluée dans de justes proportions : elle ne s'exerçait peut-être pas. sur tous les maîtres et quand elle agissait, ce n'était qu'à un degré hmité ^.
D'une façon générale, on semble autorisé à conclure cpie, un peu par comparaison avec les « sires » du tendage, les maîtres du tondage formaient un métier assez spécial, qui paraissait se mouvoir librement, même dans une indépendance relative. Mais, à leur égard, ce fut la partie commerciale qui, avant tout, dut favoriser leur émancipation ■».
1. Recueil, n" 328'^ : c'est A vrai dire do cptte vente seule de « draa à e.itraingnps marcans » comme » à signeiir G. Bernart et A sire Jehan ". qu'on paraît pouvoir conclvirr n la situation professionnelle de la plaignante.