‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 917 sur 993 · X" 2-13'*. * : joilulrp mimi n · texte numérisé non relu

X" 2-13'*. * : joilulrp mimi n

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conditions bien déterminées. Ces différentes restrictions et interdictions emi^échaient bien entendu l'établissement de sociétés entre indigènes et étrangers. En somme, la ville défendait le partage de l'industrie surtout exportatrice parce que cette interdiction était réalisable ; elle permettait le commerce d'importation, jiarce qu'elle ne pouvait guère adopter des mesures entièrement prohibitives, mais en le réduisant autant que possible. Elle ne restait tant soit peu libérale que lorsqu'elle manquait de la faculté d'agir autrement, et, dans la situation inverse, elle devenait violemment « protectionniste ». Gomme toujours, eUe ne montrait qu'un désir, celui de favoriser la communauté en général et plus spécialement le travail indigène. Au fond, c'était peut-être moins là le but que le résultat de toutes ces mesures, qui avaient une fin première plus juridique que jjrojj rement économique. EUes ne visaient pas directement à enrichir la vUle en y maintenant un labeur suffisant, mais elles cherchaient à éviter sa ruine, parce qu'elles devaient être rédigées, comme l'indique l'une d'elles, < contre ceux ki coiitrefaisoient le draperie de Douay ^ ». Empêcher cette contrefaçon était un but fondamental et naturel, puisque les tissus douaisiens, ayant une valeur officielle et représentant la cité industriellement, formaient sa propriété économique : il importait donc au plus haut point que leur fabrication fut confiée aux seuls membres de la communauté. Cette dernière ne paraît cependant pas avoir eu de ces luttes qu'on retrouve par ailleurs au sujet de la draperie " campestre ^ ". Mais même si les règlements précédents n'eurent (juun rôle jiréventif, .leur rigueur montre toute l'importance que la ville y attachait. Il était difficile que la poUtique antiforaine générale de l'association se manifestât plus clairement qu'elle ne le faisait au sujet de la draperie.

2. Voy. de Saint-Léeer, La rivalité industr. entre la v. de Lille et le plat paya, 367-370.

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