I. Uiiclur. l-lir Kntrtihunij, 75; trad
toute Texploitation dans l'un des trois premiers modes d'économie, même le plus développé. On ne saurait s'en étonner, puisque le drap, du moins le flamand, était au moyen âge une des rares marchandises internationales ^ : en subordonnant tout à l'exportation, la draperie douaisienne, comme celle de la région où elle se trouvait, contrastait avec la presque totalité des industries similaires, dont la caractéri.stique était, au contraire, de former des industries purement urbaines
Cette extension extraordinaire enlevait même toute concordance entre le mode d'exploitation et la forme d'économie, d'une part, et entre l'un et l'autre et le système administratif dans lequel cet organisme existait et fonctionnait, de l'autre. Le régime d'économie en général était plus perfectionné c^ue celui de l'exploitation, au moins que la plus grande partie de ce dernier, car l'industrie à domicile ne dépassait pas, en principe, l'économie nationale fermée, et la concordance entre les deux éléments n'avait lieu que pour la partie de l'exploitation entrant déjà dans la fabrique. Sous un rapport différent, la caractéristique de la ville n'était pas l'industrie à domicile ni encore moins la fabrique, pas plus, bien entendu, que l'économie internationale, mais c'étaient le métier et l'économie urbaine qui, par contre, n'apparaissaient guère dans les entreprises drapières. Modes d'exploitation et d'économie, sous les rapports théorique et réel, dépassaient ainsi de beaucoup la cité et s'en étaient très largement émancijiés. Par bien des aspects, ces exploitations étaient absolument en avance sur leur milieu chronologique et juridique et y constituaient de très remarcjuables exceptions ^.
C'est ce ({ue Ton constate encore d'un autre point de vue. En effet, les grandes entreprises des drajjiers et les petites entreprises de^ maîtres semblent respectivement appartenir à deux groupes économiques op])osés. Dans les premières, l'impulsion à la production part du producteur seul, bien