‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 920 sur 993 · l^ mémo, 80-73* ; tra<l · texte numérisé non relu

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entendu du chef de l'exploitation : comme, en principe, cette production n'est soumise à aucune limite, aucune restriction non plus n'est apportée au gain (jui doit en résulter. Aussi, forcément, la réalisation illimitée des bénéfices constitue le seul but du drapier quant au fond, et sa seule ligne de conduite quant à la forme : c'est donc sur l'enrichissement indéfini du directeur de l'exjjloitation que repose expressément cette dernière. D'autre part, pour les entreprises des maîtres, l'impulsion à la production part d'une personne unique ou d'un groupe d'individus extrêmement restreint, qui n'est plus cette fois le producteur, mais le consommateur, naturellement le drapier : ce sont ses besoins seuls qui déterminent le travail du petit patron, de même que l'ouvrage de ce dernier a pour but exclusif de répondre aux commandes de son employeur. Dans ce cas, et ici la théorie s'accorde en somme absolument avec les règlements ^. la jiroduction, au heu d'être illimitée, est forcément réduite, et c'est sur sa quantité restreinte (jue repose l'entreprise. Par conséquent, dès l'apogée du moyen âge, le « drapier », un marchand, se trouve à la tête d'une « économie de gain », tandis que le « maître », un technicien, ne dirige qu'une « économie de l)esoin * m. On objectera que deux formes contraires d'entreprises ne peuvent coexister ni même s'unir de façon à former une seule même grande exploitation. Mais, à l'égard des ateliers des maîtres, nous avons en vue la quantité de la fal)rication de chacun d'eux et non la quantité des établissements en totalité. Cîhaque petit patron évidemment ne peut produire, de par les lois théoricjues et les ordonnances réelles, par les principes économiques comme par la volonté du drapier, que des maximums donnés, mais aucun ban échovina! et aucune disposition concrète n'empêilniit le marchand d'avoir autant de

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