Recueil, n
mique fonctionne normalement, quand l'ouvrage existe, les inconvénients sont atténués ; on peut même prétendre que les grandes entreprises, par l'ampleur de leurs affaires et le nombre de leurs relations, sont à certains égards plus avantageuses peut-être que les petites, car elles assurent plus aisément du travail à un chiffre supérieur de petits fabricants. Mais, tout d'abord, certaines situations anoi-niales méritent d'être envisagées. Si l'absence de matière première ne permet pas aux fournisseurs de besogne de donner de l'ouvrage à leurs employés, et nous savons que l'industrie flamande subit des crises provenant de cette cause ^ ; si, d'autre part, les débouchés se ferment, et sans doute ce changement se produisit-il graduellement au xiv^ siècle, les petits patrons, par eux-mêmes, ne peuvent absolument rien contre des éventualités de cette nature, toute leur énergie individuelle ne leur fournit aucun remède contre de pareils dangers géné- Tâux. Personnellement, ils ne disposent de rien, ils ne sont guère que des machines, qui automatiquement fonctionnent ou involontairement restent inertes, dont la mise en marche ou l'arrêt, en un certain sens, dépendent de causes géographiquement fort éloignées. Finalement, l'empêchement de l'importation ou de l'exjDortation a contre eux des conséquences trop claires pour qu'il ne soit pas inutile d'insister. C'est là un état irrégulier et exceptionnel provenant de raisons purement économiques et indépendantes du drapier lui-même. Mais il existe une situation permanente résultant de causes juridiques dues à l'action de l'employeur. Supposons que le maître soit assuré d'avoir de l'ouvrage. Cependant, d'une part, on sait (jue la législation fixe d'une façon aussi précise que possible, au moins dans certains cas, la quantité du personnel, de l'outillage, des heures journalières de travail, des tissus à maniimler (jiiotidiennement ^ ; si ces règlements n'ont pas une api)lication générale et s'ils ne con-
). l'iroMiip. Hintoirc, I, 272-273.