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LA VIE UBBAINE DE DUl'AI, II 70
faitement à eux ^. Si de même, pour la rémunération, il est interdit aux travailleurs de demander plus que leur dû, les marchands ont l'ordre de régler les salaires de leurs fabricants selon des conditions qui ne peuvent donner lieu à aucune plainte de leur part -. Il semble donc que l'échevinage, tout eu étant composé en grande partie de marchands drapiers, savait au besoin se « dédoubler » : ses membres se rendaient compte qu'ils avaient la gestion de la totalité des intérêts urbains et n'oubliaient pas c(ue les maîtres faisaient l)artie de la communauté au même titre juriditiuc qu'eux et qu'ils constituaient leurs propres aides économiques : bref, (t l'œuvre de la ville " paraissait nécessiter l'union de tous.
Mais il faut préciser l'importance et la portée de ces règlements tendant à soumettre le i)atriciat à la loi commune. .\u fond, ils ne constituent que des disiiositions purement négatives qu'on ne s'imagine même pas ne pas pouvoir exister. Il paraît être impossible que l'employeur ne fournisse pas à son cmi)loyé de la matière convenable et ne le paye ])as régulièrement : rien ne serait plus nuisible à la bonne maiche de l'industrie. En réalité, nous le verrons, il y avait certains accommodements surtout à l'égard des salaires. Quoi (ju'il en soit, c'étaient là questions de détail ou mieux d'ajjplication, qui étaient loin de former l'élément jjrimordial de l'économie drapière et le côté essentiel des ordonnances. C'était l'obligation de l'importation et de l'exportation de la matière, qui entraînait toute l'organisation caintaliste. Ce système ne venait sans doute pas d'une création des cntrejireneurs. nuiis comme son usage constituait en ()uel(|ue sorte la jiropriété et le privilège de certains individus, tout à la fois chefs économiques et directeurs juridi(pu»8 de la ville, ceux-ci trouvèrent très sinii)le de consacrer jiar leurs ordonnances, de maintenir légalement un ordre de choses naturel qui, tout en contrilniant d'une façon efficace, on doit le reconnaître, à la