Voy. plua haut
contraires aux engagements pris. A cette façon d"agir correspond précisément le jugement que portent sur elle les personnages même de l'exécution, et qui n'en est que plus intéressant à recueillir. Rien n'est plus significatif, en ]jarticulier, que rim})ression produite parmi les individus qui ne sont cependant pas directement intéressés dans ces débats, parmi les témoins : ils n'hésitent pas à reprocher au patricien sa conduite comme d'ailleurs aux maîtres leur soumission, et ils le font avec une vivacité de langage toute spéciale. « Vos faites mal ». lui dit. on le sait, une femme ', dont l'oncle a été dépouillé de son héritage par le drapier. Une travailleuse se plaignant à un autre témoin de « perdre un granment * » sur de la laine reçue de son employeiu-: upuiske vos i pierdes, répond l'autre, portpioi les prendees { » Et, observe un troi- .sième déposant ^ à cette femme déjà nommée. c(ui consent à payer une dette bien supérieure à la créance véritable qu'a sur elle le drapier : « c'est folie ! » Aussi, tous, tant plaignants que témoins, se rencontrent-ils facilement dans une appréciation souvent ex])riméc : le drapier n'agit pas « comme il deust " ; surtout, il n'échange pas ses marchandises comme il devrait le faire *. Ce jugement, en raison même de sa modération, semble être le plus juste de tous ceux auxquels peuvent donner lieu les habitudes du patricien : il ne se conduit ))as selon sa conscience, car il n'en a plus.
En effet, le système de l'entrepreneur se ramène à un principe général très simple : ne pas payer ce (|iiil doit et s'appro- ])rier ce qui ne lui est pas dû ; il ne peut pas se résigner à ne })as gagner au-delà de la somme convenue et légal?. A cette intention, (juel que soit le mode, ou plus exactement, l'immoralité de la méthode à employer, pourvu (pie son résultat paraisse devoir répondre à ses espérances, le marchand la considère comme absolument légitime et l'utilise. Il ai)j)orte