‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 968 sur 993 · QUATRIÈME PARTIE. — LA ^TXLE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE. — LA ^TXLE

en vue de la fondation de la ville. Aucune trace directe ne nous est restée de cet accord. On ne saurait s'en étonner, puisque d'abord, pour la ville même, les ratifications bien postérieures cependant de Philippe d'Alsace ^ demeurèrent encore verbales ou, comme on le constate pour d'autres centres, l'acte a pu disparaître ^. Mais, a priori, ce que l'on sait déjà de la similitude de Douai avec d'autres villes, ne permet guère de croire à son absence. Sa date semble même devoir se placer au moment du passage de la ville sous Arnoul le Vieux, entre 950 et 963 * : antérieurement ou ensuite, ce serait trop tôt ou trop tard, soit parce que jusque-là les guen-es paraissent avoir été à peu près continues, et par conséquent la situation du castrum trop troublée, soit que, postérieurement, les pouvoirs français sous lesquels la ville allait retourner ne fussent pas coutumiers de concessions de ce genre, à l'inverse des gouvernants d'origine germanique. En particulier, le même Amoul dut accorder une concession semblable à Gand *. A défaut de preuves directes, toutes les hypothèses sont en faveur du placement de cette fondation au commencement de la seconde moitié du x^ siècle ^.

On semble d'ailleurs rencontrer des preuves postérieures de cette convention, et tout d'abord au sujet de la concession du sol. Que celui-ci ait dû ajjpartcnir au jjouvoir public en toute propriété, c'est ce dont il ne peut être permis de douter à aucun égard, puisque trois cents ans après encore, la même autorité vend des terrains à la ville en s'y réservant le droit de haute justice et moyennant le paiement de faibles rentes perpétuelles *. Or, la justice était évidemment établie sur le reste du territoire devenu proprement urbain, qui devait provenir de la même origine et avoir subi une mutation ana-

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