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et Tassignation établie sur quelques-uns d'entre eux des rentes perpétuelles des places de commerce où ils étaient situés ', montrent iju'ils finissaient par représenter exactement ces dernières. Quant au but précis de ces croix, le plus simple paraît être de leur attribuer celui même qui découle de leur nature, c'est-à-dire de les considérer comme des signes de jjaix et de protection religieuse - : cette conjecture est d'autant plus admissible que l'une d'elles constituait en réalité une jietite chapelle. Leur lieu d'érection était la conséquence bien probable de rim])ortance du marché dans la vie urbaine générale ou. si Fou ])réfère, économique, car les deux qualifications ont en réalité même valeur. Mais elles n'ont eu certainement aucune action sjiéciale dans l'origine de la cité et il paraît être assez inutile d'appliquer ou de chercher à cet égard aucune théorie particulière.
En effet, ce cpie nous avons vu, tant hypothèses directes (pi'indications comparées, semble suffisant pour permettre de se rendre compte de la formation du centre urbain. Ce dernier n'est venu ni (l'une exj)loitation seigneuriale, ni d'une forteresse administrative, ni d'un groui)ement agricole : il n'est le résultat ni d'une villa, ni d'un ca.siruni. ni d'mi village, son origine n'est donc ni domaniale, ni j»uifli(pie, ni ruiale. .V\issi. en ])riiuipe, il n'a pu (|ue naître avec lui-même et, pour ainsi dire, sortir de lui-même : il n'est sans doute pas toute l'agglomération ni son élément le plus ancien, si i)ien que son éclosion a pu être favorisée par des parties antérieures, mais ii n'en résulte certainement pas directement. Dans l'ensemble, il faut regarder la ville etunme un corps essentiellement nouveau. En fait, examinant maintenant la forme de la naissance urbaine, si, du côté matériel, on considère le plan régulier et « mercantile » de la cité, si, du point de vue économi()ue, on n'oublie pas sa valeur commerciale, si, sous le rapport juridi(|ue. on cherche à iiréciser la nature