‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 974 sur 993 · QUATRIÈME PARTIE. LA VILLE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE. LA VILLE

des rentes foncières publico-urbaines, et qu'enfin, appréciant ces divers caractères, on les compare aux traits similaires d'autres viUes, dont l'origine nous est nettement connue, alors, on ne saurait non plus ne pas aboutir à un résultat analogue à celui que fournit leur étude. La ville de Douai semble bien devoir sa fondation à une collectivité de marchands qui, attirés par les avantages naturels de sa situation commerciale, que confirmait d'ailleurs la protection militaire d'un castrum préexistant, vint s'y établir et reçut du pouvoir public la concession du sol nécessaire à la construction d"un centre habité, moyennant le paiement de tayes exclusivement réelles, qui laissaient aux assujettis toute indépendance personnelle. A titre économique, portus fluvial et mercatum terrestre semblent avoir collaboré à l'apparition de la cité nouvelle. En un mot, comme tant d'autres villes, Douai est sorti certainement d'une colonie de commerçants libres, fondée sur un sol public favorable à l'économie. Et même, on a pu le remarquer, la combinaison de la formation matérielle de la cité, faite de trois éléments successifs et surtout comparable à celle des centres germaniques, avec l'association organique du castrum et du portus, visible principalement dans les villes flamandes, est un mélange de principes, d'attributions géographic^ues diverses, c^ui paraît rendre l'exemple de Douai j)articulièrement intéressant : dans la région environnante, cette union semble bien constituer un cas unique.

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CHAPITKE II

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