LA VILLE
Oïl a essayé de reconstituer la naissance de la future ville. D faudrait chercher maintenant à déterminer son mode de dévelop])('nient et les ])rinc'i])aux résultats (jui en découlèrent. Mais comme, du moins ])0ur la première ([uestion, ])endant deux siècles, les documents continuent à manquer absolument, et comme il est ])eut-être plus malaisé encore de retracer hyj)othétiquement la croissance d'une cité que de fi.xer son a])])aritinn. puisque, si cette dernière est un événement unique et simple, la formation comprend un ensemble de faits successifs et de jiliis en plus eonq)le.\es, on doit se borner à de ])ures remarques assez conjecturales et très générales.
Le caractère le plus visible de la croissance de la ville serait, croirait-on, sa forme ])acifique. Pour très mal documenté (|iie l'on soit, il n'est point paradoxal de soutenir (|u"on ne connaît pas les événements parce qu'il ne s'en est pas produit. Si des conflits tant soit ])eu aigus avaient eu lieu, il ])araît être hors de doute (pi'il en serait resté (juelque trace et (jue l'absence de toute indication ne peut (jue conduire à la conclusion contraire. D'autant mieux ([u'on ne saurait s'étonner du calme i\v cette croissance. On y verrait volontiers la conséquence de l'origine de la ville et de la nature des pouvoirs avec lesquels elle entre en rapjiorts. Par cela même que l'agglomération n'était pas très ancienne, nous l'avons dit, elle ne renfermait aucun urgauisme tenant essentielle-