Méditation sur la fin de l'honime
LA riN DE l'homme DANS LE COEUR DE DIEU. 17.']
cotte douce pensée : Dieu est mon Père; je suis son enfant; le dessein d'un père sur son fils est double : il veut son bonheur et il veut son cœur. La fin de l'enfant est donc double également : Vhérilage et Vamour.
Telle est notre destinée ici-bas. 0 homme, ne la mutile pas! Car une de ces deux parties ne va pas sans l'autre. Ne sois pas cet enfant prodigue qui ne songe qu'à sa part et qui s'en va; mais aussi ne sois pas plus désintéressé que ne le veut ton Père, et en songeant à lui, ne t'oublie pas toimême. Sauve-toi et aime; aime et sauve-toi. C'est la loi du cœur; c'est la loi de la nature et de la grâce ; c'est en même temps le vrai chemin de la patrie, où éternellement Dieu sera tout à la fois l'objet de notre fidélité et celui de notre amour.