‹ La vie vraiment chretienneChapitre 146 sur 309 · Erilis sicut dii (Gen. m · texte numérisé non relu

Erilis sicut dii (Gen. m

gélistes racontèrent à l'envi son péché : après que l'homme eut été profondément abaissé, alors seulement le pontife fut magnifiquement glorifié.,

Paul, le compagnon de Pierre, parce qu'il devait être le Docteur des nations, fut réduit à devoir dire en vérité qu'il n'était qu'un avorton et le dernier des apôtres ^ . Lorsque le Seigneur Teut terrassé sur le chemin de Damas, il l'aveugla, il l'assujettit, pour l'humilier, au ministère d'Ananie; et, plus tard, le sublime transport de l'Apôtre jusqu'au troisième ciel ne tarda pas à être contrebalancé par la salutaire confusion d'une tentation humiliante.

Pour considérer l'humilité dans un autre ordre de choses, n'est-il pas vrai que la plus ineffable prérogative qui ait jamais été conférée à une pure créature, la prérogative de la Maternité divine n'a été obtenue par Marie que grâce au plus prodigieux abaissement de l'âme. C'est ce qu'elle déclare elle-même : Le Seigneur a regardé l' humilité de sa servante^. C'est ce que nous disent après elle tous les saints Docteurs; saint Bernard spécialement affirme que Marie plut à Dieu par sa virginité, mais que ce fut son humilité qui conçut le Sauveur^.

Puisqu'il en est ainsi, que chacun de nous considère l'objet de ses aspirations, et qu'il mesure à leur grandeur l'humilité intérieure qu'il doit offrir en sacrifice à la gloire de Dieu.

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