Conversatio autem nostra in cœlis est (Philip, m
rôles, toute notre vie doivent être imprégnées des surnaturelles influences de cette vertu. Ah! si nous cultivions vraiment la foi et si nous l'appliquions à tous les événements heureux ou malheureux qui nous touchent de près ou de loin, comme notre vie serait autrement sainte et agréable à Dieu qu'elle ne l'est! Et que de mérites elle nous ferait amasser pour l'éternité ! A l'exemple du juste, vivons de la foi'.
Enfin sachons demander la foi, la demander sans cesse, la demander de plus en plus parfaite, la demander surtout dans les tentations et les dangers.
§ III. — L'espérance.
Nous devons espérer, c'est-à-dire : il faut que notre volonté, dont le propre est de désirer le bonheur, se mette dès maintenant à attendre, à poursuivre, à chercher comme son bien propre, non pas un royaume, non pas la possession de toute la terre, mais plus et mille fois plus que tout cela : la possession de Dieu lui-même. Mais comment cette pauvre volonté pourra-t-elle aspirer et monter si haut? Si on venait dire à un simple laboureur : Il faut que vous aspiriez à devenir roi de toute la terre! le pauvre homme n'aurait jamais le courage de former un tel désir. Comment donc notre chétive volonté s'élèvera-t-elle à ce langage : Eh bien, oui, j'espère atteindre un jour jusqu'à Dieu et le posséder comme mon bien, comme mon héritage? Voici comment.
Parmi les secrets que Dieu a révélés et que l'àme peut posséder par la foi, il en est un qui nous intéresse tout particulièrement. Voici ce qu'a déclaré le Seigneur : Cesl moi qui serai ta propre félicité'^'; c'est moi que tu dois espérer; tu ne le peux pas par toi-mêmC; je le sais; mais je suis tout puissant et je suis bon, je viendrai à ton se-