In (ide fundali (Coloss. i
4. Ma'4nu« esse vis? A minimo incipe. Cogitas magnam fabricam construire cel.^iiudinis? De fundamento prius cogita humilitalis. Et quantam qui-i viill et disi>onil superimnonere molem œdificii. quanio majus erit <edi(i(ium laulo altius fodit fundamentum. Et fabrica quidtm cum construit iir in superna consurgit . qui autem fodit fundamentum ad ima deprimitur. Eigo et fabrica aille celsitudinem humiliatur, et fastigium post humiliationern erigitur (Serm X. de Verb. Dom. cap, 1).
5. Huinililas est fundamentum custosque virtutum (In Naliv. D. s. 1).
l'uumilité. Si99
Le dissentiment des Docteurs semble donc absolu. Mais de ces deux opinions si contraires, quelle est la véritable? Saint Thomas résout la question avec sa précision et sa profondeur accoutumées. Selon lui, le désaccord, qui semble régner entre les saints Docteurs, n'existe pas en réalité; l'enseignement des uns et des autres est irréprochable pour la raison que l'humilité et la foi sont également, mais à des titres divers, le fondement de la vie vraiment chrétienne.
« L'harmonieux assemblage des vertus dans une âme, dit-il, peut se comparer à un édifice; le fondement par lequel on commence à construire, peut donc aussi se comparer à ce qui tient la première place dans l'acquisition des vertus. Celui qui veut les acquérir doit savoir que Dieu est l'auteur de toules les vertus. C'est pourquoi, s'il veut réussir dans son entreprise, il a deux choses à faire avant tout le reste, et ces deux choses préalables sont également nécessaires. Il doit écarter l'obstacle qui empêcherait Dieu d'agir en lui et de lui communiquer sa grâce ; il doit aussi faire le premier pas pour s'approcher positivement de Dieu.
<( Or, quel est l'obstacle qui peut empêcher l'action de Dieu sur nous, et s'opposer à l'effusion de la grâce? C'est l'orgueil, suivant cette parole de l'Esprit-Saint : Dieu résiste aux superbes '. Sous ce rapport, l'humilité qui le détruit en nous, et par là nous rend propres à recevoir la grâce divine-,. vient la première dans l'acquisition des vertus, et peut être appelée, à cause de cela, le fondement de l'édifice spirituel.
« Mais, l'obstacle écarté, il y a une seconde chose à faire : il faut s'approcher positivement de Dieu. Or, comment s'approcher de Dieu, si on ne croit pas en lui et à sa l)arole, c'o>t-à-dire aux vérités qu'il a daigné nous révéler touchant sa nature, ses perfections et notre destinée? De