‹ La vie vraiment chretienneChapitre 162 sur 309 · Erilis sicut dii (Gen. m · texte numérisé non relu

Erilis sicut dii (Gen. m

3. Hœc est narn(|ue pœna inobcdienli homini reddita in sernetipso, ut ci vicissim non obedialur nec a sernetipso (Contra adveisarlum legis et prophelarum, lib. I, ch. xiv, 18).

4. Fecit... Doininus Deiis Adœ et uxori ejus tunicas pelliceas, et induit eos, et ait : Ecce Adam quasi unus ex nobis factus est (^Gen. m, 21).

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de notre triste vie devient l'histoire d'un Laocoon, luttant on désespéré contre un serpent, qui s'entortille autour do lui, sans le lâcher jamais.

Oui, il faut l'avouer, les ignobles et terribles penchants opposés à la vertu qui fait les vierges nous sont devenus si naturels qu'ils font, en quelque sorte, partie de l'essence de notre être.

Le Saint-Esprit lui-même nous le déclare. Au moment d'engloutir dans les eaux du déluge l'humanité coupable, Dieu s'écrie : Je suis dégoûté de r homme, parce que l'homme n'est plus un ange, il n'est plus même un homme : Caro rsty il est la corruption* \ la corruption, c'est son partage, c'est sa nature, c'est son être. Gomme les poumons aspirent et expirent l'air qui renouvelle la vie, ainsi notre âme, si elle n'y prend garde, aspire le péché qui donne la mort. Elle le cherche, elle le hume par tous ses sens; et ensuite, elle l'expire par la bouche en paroles mauvaises; ce qui a lait dire à David que la bouche des hommes ressemble à un tombeau ouvert-, d'où s'échappent des exhalaisons de mort.

Nous sommes donc tous mauvais, tous gâtés, tous dégradés; et l'apôtre saint Paul, parlant non seulement en son nom personnel, mais au nom de tous ses frères, gémit douloureusement : Malheureux que je suis, puisque je sui.^< homm.e ! Qui me délivrera de ce corps de mort^.

Dans ces conditions, on comprend qu'il soit très juste d'aflirnier, comme nous venons de le faire, que, pour nous tous, la grande question est la question de la pureté. Donnez-moi une âme chaste, s'écriait un jour un chrétien sérieux, et je suis un homme sauvé!

De fait, quand on amène au chirurgien un soldat blessé, l'homme de Fart n'a qu'une pensée : tirer le fer de la plaie.

1. Pcrnitnl me fecissc cos (hoininein et animantia)... i\\\\à caro esl(Gen. \i, 3-8, passim).

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