‹ La vie vraiment chretienneChapitre 167 sur 309 · Non veni paeem Tnitterc, scd gladiurn (Matth, x, 3'i · texte numérisé non relu

Non veni paeem Tnitterc, scd gladiurn (Matth, x, 3'i

Or, parmi les régies de stratégie qu'il nous a tracées, se trouve au premier rang le grand précepte de la séparation.

Un seul mot résumera notre pensée : il est impossihh; d'être tout à fois et chrétien et mondain. Donc pour être ù .lésus-Christ, la prudence nous oblige à nous séparer du monde.

Le monde, le monde condamné, ce monde dont Jésus- Christ a dit : Je ne prie pas pour tui^\ qu'il a stigmatisé cèevant ses apôtres par ces paroles : Vous nêtes pas du monde, et moi non plus je ne suis pas du monde; je vous ai choisis du monde, c'est pourquoi le monde vous hait^; ce monde qui hait les prêtres et dont saint Jean nous parle ainsi : Le monde tout entier est plongé dans la malice^; lYaimez ni le monde ni ce qui est dans le monde'* ^ ce monde que le Sauveur anathématise par ce mot : Malheur aumonde à cause de ses scandales''; et que saint Paul chasse bien loin de sa personne en lui lançant cette apostrophe : Le monde m'est crucifié et je suis crucifié au mo7ide^^ quel estil donc? Où est-il? Quel est son nom? Quels sont ses traits? Quels sont ses caractères?

Ce monde condamné et condamnable, je le déOnirais volontiers en di>ant qu'il n'est autre chose que la créature fardée par le démon pour séduire les âmes.

En soi, toute créature est bonne; l'usage modéré et bien réglé des créatures bonnes n'est donc pas chose illicite. Il n'est pas défendu au père d'aimer ses enfants et de leur préparer un héritage digne de leur naissance. L'enfant peut et doit s'attacher à sa famille. Le laboureur n'offense pas son Dieu en cultivant son champ et en se réjouissant

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