‹ La vie vraiment chretienneChapitre 244 sur 309 · Cujus nomen est riventis et videnlis (Gcn. xxiv · texte numérisé non relu

Cujus nomen est riventis et videnlis (Gcn. xxiv

rnain qui me guidera dans ce voyage, et votre droite me soutiendra dans ce vol audacieux. Alors je me suis dit : Peutêtre les ténèbres me cacheront-elles assez pour que vous ne me voyiez plus; peut-être la nuit sera-t-elle la seule lumière témoin de mes délices coupables? Mais non! Les ténèbres ne sont jjas ténèbres pour vous, et la nuit est pour vos yeux aussi lumineuse que le jour. Pour vous, telles sont les ténèbres, telle est la lumière. Vous possédez et vous scrutez le secret de mes reins. Dès le sein de ma mère, vous vous êtes emparé de moi... Vos yeux ont vu tout ce quil y a en moi d'imparfait, et tous nous sommes inscrits dans le livre de voire science éternelle^.

Le voilà le secret de mon oraison! C'est la paternelle opiniâtreté avec laquelle mon Dieu est partout où je suis, afin que partout je puisse lui parler. Mais hélas! s'il est vrai qu'on ressemble à ce que l'on adore, bien juste est l'image que je trouve dans le prophète Isaïe, lequel nous compare indirectement à des taupes aveugles^. La taupe a pour séjour les entrailles de la terre, et là elle ne voit rien. Qu'y verrait-elle en effet? Notre âme, elle aussi, est plongée dans

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