‹ La vie vraiment chretienneChapitre 28 sur 309 · Ab aetcino ordinata suin (Prov. vin, t · texte numérisé non relu

Ab aetcino ordinata suin (Prov. vin, t

3. Ego Domiruis et non est ain[»lius; extra me non est Deiis... Ut sciant, hi qui al) orlu solis et qui ai) occidcnle, quoniam absqne me non est : Ego Doininus et non est aller (Is. xlv, 5, 6).

4. Ego sum qui sum... Sic diccs filiis Israël : Qui est niisit inc ad vos (Ex. III, 14).

5. Credo in Deuni Palrein oninipoleiilem (^Syinhole des Apôtres).

«î. Creilo in uniirn Deiim, Patrern oinnipoteiilein, crealorcm cncli et terrîc, vi*ibilinin et invisibiliuni (Sytnl)ole de Nicoe).

donnent de Dieu une conception qui, bien qu'infiniment au-dessous de la réalité, n'en est pas moins grandiose.

Pour que notre âme possède sur son Créateur et Père une idée qui ne soit pas trop indigne, nous nous permettons de dire un mot de ces cinq preuves célèbres. Commençons par la première.

§ I. — Dieu, moteur immobile.

Si nous considérons Funivers, fait observer saint Thomas, nous voyons qu'il possède mi mouvement K Les astres roulent sur nos têtes, la terre tourne sur elle-même ; et, sur la terre, le vent soulïle, la mer a son flux et son reflux, les arbres ont leurs feuilles qui poussent, qui verdissent, et qui tombent; dans le grain de blé s'opère la génération qui, de la corruption d'une semence jetée dans le sol, fait sortir la tige et l'épi; enfin, par-dessus tous ces êtres mobiles, l'homme s'agite, s'agite en tous sens, s'agite sans cesse.

Ce perpétuel et universel mouvement, remarque saint Thomas, doit avoir un principe qui, lui, ne soit pas mû par un autre. Il est impossible de remonter l'échelle des êtres qui ont le mouvement et de ceux qui le communiquent, sans aboutir nécessairement à un premier être, moteur immobile de tous les autres. Celui-là n'est autre que Dieu luimême.

Moteur immobile. Cette expression, en apparence très philosophique et par conséquent très sèche, nous donne cependant de notre grand Dieu une idée sublime.

Dans les créatures, et notamment parmi les hommes, nous voyons que, lorsqu'il y a plénitude de vie, cette plénitude produit une sorte d'immobilité, mais d'immobiUté très active et très vivace. Voici une mère qui attend impatiemment le retour d'un enfant absent depuis longtemps. Jusqu'à son arrivée, elle est agitée, inquiète, toujours en mou-

1. Certum est enim cl sensu constat, aliqua moveri in hoc mundo ;^Summ. ïheol. 1% q. ii, a. 3, c).

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