‹ La vie vraiment chretienneChapitre 72 sur 309 · Luc. II, Vs · texte numérisé non relu

Luc. II, Vs

4. Parvulus nalus est noltis. et filius dalus est nobis (Is. i\, G).

nouveau Joseph, participe aux honneurs dus à Pharaon, et que Pharaon, s'abaissant jusqu'au rang de Joseph, quitte, pour ainsi dire, la pourpre dont il est revêtu pour en vêtir celui qu'il veut honorer. Cependant ces excès de l'amitié n'iront jamais jusqu'à l'échange réel des prérogatives de la personne. Jamais Pharaon, malgré ce que l'on pourrait appeler les extravagances de son amitié, ne pourra certifier qu'ami d'un de ses sujets, il est devenu sujet lui-même. Jamais, non plus, Joseph, malgré les excès inespérés de sa bonne fortune, ne sera en droit dé se regarder comme roi, à la vue des honneurs Foyaux qu'une royale amitié lui prête.

C'est qu'entre les hommes, la nature a posé des bornes aux dons qu'ils peuvent se faire. Aussi la communication mutelle des biens est-elle toujours restreinte par quelque côté. Dieu au contraire, qui aime infiniment, peut mettre au service de cet amour sans bornes une puissance également infinie. De là, quand ce grand Dieu se met en frais de libéralité, des générosités immenses, miraculeuses, incompréhensibles.

Un contrat fut passé entre le ciel et la terre, au jour où le Seigneur nous donna son Fils. En voici les deux clauses également merveilleuses : Désormais toutes les misères de rkumanité seront les misères de Jésus-Christ^ et toutes les richesses de Jésus-Christ seront les richesses de r homme.

Et ce qui a été dit s'est fait. La pauvre humanité gémit sous un double fardeau : elle a le poids de ses douleurs et le poids de ses péchés. L'un et Vautre sont devenus le partage de Jésus-Christ^ et ces deux fardeaux réunis ont formé sa croix.

Nos douleurs, toutes nos douleurs sont devenues les siennes; ils les a éprouvées avant nous et plus que nous, tellement que ces souffrances, qui nous accablent, semblent n'être qu'une répétition, un contre-coup, et, si l'on peut ainsi parler, un reflet des siennes.

Quant à nos péchés, l'Écriture nous assure, et l'Écrilure

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