CE QUE NOUS DEVONS A JÉSUS-CURIST
A la mort, la vue du crucifix les consolera; moi, non ; le sang de Jésus-Christ ne m'appartient pas. Au jugement, ils peuvent espérer que Jésus-Christ leur ouvrira le ciel; pour moi, il est fermé à jamais. Je ne possède pas Jésus- Christ; j'ai été exclu de sa famille; il n'est pas mort pour mon salut. 0 malheureux que je suis ! un jour viendra donc oi^i je verrai beaucoup d'hommes, mes frères, suivre en triomphe Jésus-Christ montant au ciel, tandis que moi je devrai me diriger vers l'enfer. J'en suis sûr, je ne puis pas éviter ce sort; car je n'ai pas le bonheur, comme les autres hommes, d'avoir Jésus-Christ pour moi. » Ainsi gémirait ce désespéré; ainsi pourrions-nous et devrions-nous tous gémir, si le Fils de Dieu ne s'était pas fait homme pour chacun de nous.
Grâce à Notre-Seigneur Jésus-Christ il en est autrement; nous pouvons tous lever les yeux vers le ciel avec une allégresse pleine d'espérance. Chacun de nous possède Jésus-Christ : cet aimable Sauveur s'est donné tout entier à chaque homme. Nous possédons ses expiations pour le pardon de nos péchés, ses mérites pour notre entrée au ciel, au jour de la justice. Par conséquent, chacun de nous peut se dire : Pourvu que je ne me prive pas moi-même de la Rédemption qui m'a été communiquée par Jésus-Christ, un jour viendra où je mourrai dans la grâce; un moment viendra où ce bon maître me jugera favorablement; un jour, je ressusciterai glorieux; un jour, je serai rangé à sa droite parmi les élus; un jour, j'entrerai au ciel; un jour, je verrai Dieu, et aussitôt que j'aurai aperçu cette souveraine beauté, je serai plongé dans un torrent de félicité qui ne finira plus. Élornellemcnt je serai enivré de bonheur : mon esprit sera livré à l'extase de la plus délicieuse ad mirai ion; mon cœur sera plongé dans les délices du plus doux des amours; mon âme, mon être tout entier seront inondés de plaisir et de joie; et c'est à Jésus-Christ que Je dovrai tout celai Sans lui, rien pour mo} sinon l'enfer. Par lui <'l tjràce à lui, f espère le ciel.
Voilà, âme chrétienne, des pensées certainement bien touchantes. Méditons-les souvent; peu à peu notre ^pauvre cœur s'échauiïera; nous sentirons le besoin de rendre à Jésus-Christ amour pour amour.