Sine dolore non vivilur in amore (Imil. lib. III. c. v
2. Vapnr c\<t eniin virtiitis Dei, et einanalio qii.iMlani est oninipoUMilis Doi sincera; nt ideo niliil inquinatum in euni incurril; candoi est onim luc.is ;clern.'c et spéculum sine macula Dei maje;<latis. el imajio honilalis illius (Sap. vu, 25-27).
mf: vuAiMi'.M cum-Tir.NM-:. 0
l'oiseau privé de sa liberté, comme l'enfant privé de sa mère.
Il est un endroit où cet amour s'est manifesté davantage que partout ailleurs; c'est là aussi qu'il se puise le plus abondamment. Montons au Calvaire!
Quiconque veut croître en vertu, dit saint Alphonse, doit méditer la Passion de Jésus-Christ ^ Vous l'entendez, le Calvaire est Vécole de Vamour. Quel que soit le devoir que vous ayez à remplir, allez à votre Dieu crucifié pour vous, contemplez-le attentivement; et vous descendrez de la sainte montagne, décidé à tout.
Est-ce le péché qui vous gêne? Désirez-vous ce cœur contrit et humilié qui ramène l'innocence? Prenez un crucifix; regardez-le, méditez-le; collez, sur les membres sanglants de Jésus-Christ, vos lèvres suppliantes : vous ne tarderez pas à sentir descendre dans votre cœur l'eau mj^stérieuse qui forme les larmes du repentir.
Est-ce le courage qui vous manque, le courage d'agir et celui de souffrir? Hélas! à qui d'entre nous ce double courage ne manque-t-il jamais? Le devoir d'une part et la peine de l'autre se partagent notre triste vie ; et tous deux pèsent bien lourdement sur nos faibles épaules. Quand leur poids nous accable, rien de plus réconfortant pour nous que de penser à Jésus-Christ chargé d'une croix. Dans ce souvenir sacré, Tâme trouve je ne sais quelle onction qui lui rend toute peine légère.
Au désert, Vlsraélite mordu par le serpent de feu jetait un regard sur le serpent d'airain ^ et aussitôt T effet du poison était anéanti par une vertu divine^. Lorsque nous nous sentons empoisonnés, et cela arrive si souvent, regardons, nous aussi, celui qui, selon la parole de saint Pierre est suspendu au bois^^ et les amertumes les plus amères seront adoucies par la paix.
1. liéflex et affect. sur la Passion de Jésus-Christ. Introduct. '>. Fecit ergo Moyses serpentcm ceneum, et posait eum pro signo; qucrn c.iirn percussi aspicerent, sanabantur (Nurn. xxi, 9). 3. Quein occiderunt suspendentes in ligno (Act. x, 39).
UNE AUMONE A JÉSUS-CHRIST. 1 i7
Le grand Dieu, qui est le maître de toutes choses et qui a su donner à la verge de Moïse la puissance d'opérer des miracles, a déposé en son Fils crucifié le pouvoir de guérir tous nos maux. Toutefois il faut que notre âme regarde... qu'elle regarde la croix, et sur cette croix son Dieu ruisselant de sang. Alors, et bientôt, le rocher se brise, le cœur se fend, l'âme s'attendrit, et l'on se sent converti ou consolé.
Écoutez donc, chrétiens, le conseil de la sagesse : Parmi les devoirs de votre piété, réservez une place au culte de la Passion du Sauveur. Aimez à parcourir ce chemin de la. croix qui fait de nos églises autant de Jérusalems; relisez souvent l'histoire des souffrances de votre Dieu : saint Bonaventure, saint Alphonse, l'ont écrite sur un ton presque céleste. Parcourez de temps en temps leurs pages brûlantes; et cette habituelle vision du crucifix sulïira pour embaumer votre vie, en attendant qu'elle embaume votre mort.