‹ La vie vraiment chretienneChapitre 89 sur 309 · UNE AUMÔNE A JÉSUS-CHRIST · texte numérisé non relu

UNE AUMÔNE A JÉSUS-CHRIST

Ce doit nous être une grande consolation de pouvoir ainsi, quand nous le voulons, interrompre notre honteuse vie d'indifférence, pour adresser à Jésus-Christ une parole sortant de notre cœur et allant à son Cœur.

Chrétiens qui lisez ces lignes, c'est pour vous faire prendre rheureuse résolution d'en user de la sorte que nous avons intitulé ce chapitre : Une aumône à Jésus-Christ. Cette aumône, vous en comprenez la nature et le but. On vous demande, quoique vous soyez pécheurs, d'offrir de temps en temps à Celui qui, malgré vos péchés, n'a pas cessé d'être votre Père, une bonne parole du cœur. On vous demande, pour chaque jour, un acte quelconque, une prière, une pièce de monnaie donnée à un pauvre, un signe de croix, un rien, mais un rien offert avec un sentiment affectueux, un rien provenant de l'affection comme le regard fugitif que l'enfant dénaturé jette encore sur son père par un reste d'amour.

Ce tribut de votre cœur, Jésus-Christ le recevra comme une aumône, car il est pauvre; pauvre de consolations paternelles, pauvre à cause des chrétiens ses enfants qui lui refusent l'unique bien auquel il tienne : l'affection et la reconnaissance. De là une plainte sortie de sa bouche, plainte aussi affectueuse que douloureuse : Je me tiens à leur porte et je frappe^. Ils sont si riches en affections qu'ils en donnent à toutes les créatures ; je leur en demande un peu pour moi qui suis leur Dieu. S'ils me refusent, je répète alors ce que je leur dis un jour par Jérémie mon prophète : 0 hommes, puisque vous ne voulez pas m'aimer

nibus ac concupisconliis evigorata, licet falsis diis exancillala, cum tamen resipiscit, ut ex crapula, ut ex somno, ut ex ali<iua valeludine, et sanitalem suam palitur, Deuni noininat, hoc solo noinine, quia projjrio Dei veii : Deus niagnus, Deus bonus, et quodDeus dedorit, omnium vox est. Judicein quoque contestalur illum, Deus videt et Deo eoimnendo, et Deus milii reddet. O teslimoniuin auim;c naluraliter diristiana; ! Denique [)ronuntians luec, non ad Capilolium, sed ad c.eluni resiucit. Novit eninti sedem Dei vivi; ab illo et inde descendit (Tertull. Apolog. ad génies, c. xvii).

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