‹ La vie vraiment chretienneChapitre 9 sur 309 · Vérilablc épouse de Jésus-Christ, chap. vi · texte numérisé non relu

Vérilablc épouse de Jésus-Christ, chap. vi

moment présent et celui du terme ; et qu'ainsi notre prière revienne souvent à la parole de la salutation angélique : Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous maintenant, oui maintenant, mais aussi à l'heure de notre mort.

La sainte Vierge, Mère du salut. Notre Docteur a composé sur la sainte Vierge toute une Marialogie. Créature qui n'est pas Dieu comme son Fils, mais divine, elle surpasse en dignité et en grâce toute la création. Elle est mère comme Dieu est père. Mère, elle a accompli sur le Calvaire ce qu'ont fait et le Père et le Fils : ayant coopéré à la Rédemptien, elle coopère à son application. Ce double concours est l'office de la maternité. En vertu de cette maternité, elle a la spécialité de la miséricorde. Cette miséricorde est assurée à quiconque la lui demande de bon cœur. Enfin, par la miséricorde, dont Marie est la dépositaire, on va au ciel.

Tel est, dans ses grandes lignes, le plan de vie chrétienne tracé par notre saint Docteur. Il l'a fait de main de maître. Les âmes engagées dans Ig, voie qu'il leur ouvre comprennent qu'elles doivent se sauver en aimant Dieu et aimer Dieu en se sauvant. Leur vie devient une vie suppliante. L'oraison, en les remettant dans le vrai, les oblige de prier sans cesse. Pour éviter le mal, elles s'éloignent des méchants et font alliance avec les bons. Dans la lutte contre le mal, elles n'admettent aucun pacte avec aucun péché. Pour faire le bien, elles pratiquent les vertus par amour pour Dieu et fortifient l'amour par les vertus. Au souci du bien elles ajoutent celui de la persévérance. Enfin, elles jettent toutes leurs espérances dans le cœur de Marie.

C'est ainsi que l'on se sauve. Malgré les misères de la vie humaine, on ne fait que passer du bonheur au bonheur : du bonheur parfois amer de la vertu ici-bas, au bonheur sans mélange de la parfaite charité dans le ciel.

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