LIVRE TROISIÈME. . • io
et leur toucbante et suave mélodie donne un caractère plus solennel encore à cette lugubre
cérémonie.
Près de la tombe entr'ouverte, le druide , comme chef de la religion ^ reçoit des mains de la jeune orpheline les cendres sacrées; et prenant lui-même. un peu de sable '^^ il le jette sur les restes vénérables du monarque.
A cette vue 9 Idoïne s'évsinouit. Sulniina qui Ta suivie la soutient ^ et aidée de ses femmes, la reporte dans ses salles,
A l'exemple du druide, la noblesse et le peuple apportent à leur tour des pierres , de . la terre et des touffes de gazon. Une tombe immense s'élève ; elle dira à la postérité : Ici repose le meilleur des rois y le meilleur des pères '**. ,
Hemdal, après la cérémonie funèbre, bénit le peuple et congédie rassemblée , qui se disperse dans un profond silence. Suivi d'Isarn , il entre ensuite dans l6 palais»
Lorsqu'un sombre nuage, chargé d'une grêle meurtrière , vient détruire l'espoir du lab^tu*^
io4 LA VIERGE D'ARDUÈNE.
reur, un voife simstt* s'étend sur les campagnes; le yetil qui j^écède la nue glace les fleurs de sa froide baleine; Tépouvante matcfae avee lui et la tempête le suit. Dé même a la vue du puisssânt druide qu'accompagne le guerrier farouche, la tékrèur s'empare des bahitans du palais-. Ils se disp^sétit sur son passage, et ftiient sa redoutable p^é^encè. Hemdal, dotot celte crainte flatte l'orgueil , pénètre enfin dans la salle où se tenait I4ome : elle venait de reprendre ses sens; Stiknina hi tenait encore pressée contre son sein. A Taspeel 'du druide, la vierge épfloréê s'agenouille avec respect, et attend en sil<éi!ice c|u'if 4ui adresise la parole^ « Fille de Diciomar, dît Uemdal d'un air sévère, votre père, <{ui goûte maintenant les joies célestes et l'éternel repos , vous a confiée à ma garde. Songez à vouis soutnetti^ au pouvoir qtt'ii m'a laissé isur vônsï... Et vous, e^ clàtês,' continua'-t-il en règai^dant la foule dés fidèles sêrv'rtiEtùrs d'Idoine ^'éouvenez** vous que Hémditl est votre mallte: » Idoïne., tremblante et les yeux baissée, = l'assura de son