‹ La vierge d'AvilaChapitre 6 sur 8 · Histoire générale des Carmes, t. II, liv. III, ch. vu · texte numérisé non relu

Histoire générale des Carmes, t. II, liv. III, ch. vu

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Sainte Térèse, dans ces épreuves, fut bien secondée par les PP. Gratien, Mariano, Antoine <. Malgré leur zèle et leur dévouement, rérection de la Réforme en province séparée était loin d'être décrétée. La sainte s'inquiétait d'autant plus de ce retard qu'elle craignait la mort du nonce qui lui était favorable. Il mourut en effet au moment où son intervention eût été si utile. Privée d'un tel avocat, sainte Térèse vit de nouveau surgir ses ennemis. Un vaste complot s'ourdit, on circonvint le nouveau nonce, Mgr Sega, lui représentant les Carmes Déchaussés comme des fous et des rebelles. Mgr Sega promit d'intervenir. Plusieurs décrets furent lancés, a Défense à la sainte de sortir de Tolède, interdiction aux Carmes Déchaussés de rece-

1. Au cours de cette Réforme, sainte Térèse compta encore d'incomparables auxiliaires : Anne de Jésus, Mère Anne de Saint-Barthélémy, Marie de Saint-Joseph, Marie de Saint-Jérôme, Isabelle de Saint-Dominique ; ces deux dernières réalisèrent ce type d'une supérieure du Carmel tel que sainte Térèse le concevait.

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voir aucun novice, ordre de reconnaître le Prieur de TObservance comme supérieur du couvent de la Réforme *, etc. »

Les Déchaussés s'adressèrent à Philippe II qui se prononça en leur faveur; mais le nonce et le P. Tostado intervinrent et leurs intrigues furent telles que tous les chefs de la Réforme en furent réduits à se cacher. Si les plus enthousiastes désespéraient de la victoire, la sainte tenait ferme devant les complots. Avec âpreté, elle défend le P. Gratîen calomnié et invoque même à ce sujet l'appui du roi qui prescrit une enquête. Les calomniateurs sont confondus, mais les attaques reprennent sur un autre point. Le P. Tostado fait enlever le P. Jean de la Croix. On s'empare des PP. Germain et Jean, on les traîne les mains liées au couvent des Mitigés où ils restent enfermés après avoir été battus de verges. Le P. Jean, résigné à une telle persécution, répondit avec

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