Mantz, //.TJis Ilolhein.p
tien et sur les superstitions qui s'y rattachaient, les mêmes idées qu'Holbein et qu'Erasme. Pour justifier leur acte de vandalisme, ils pouvaient alléguer un canon du synode tenu à Cambrai en I060, qui condamnait les superstitions relatives à saint Christophe '. Ce canon du synode de Cambrai est une bonne preuve, entre tant d'autres, que les railleries des Réformés ont fait honte au catholicisme de son ancienne imagerie. Il n ose plus, par exemple, à partir du xvii-' siècle, représenter la Vierge allaitant son Fils, ou montrant à Dieu, pour le fléchir, le sein qui a nourri l'Homme-Dieu.
Changement dans le goût artistique, crainte des sarcasmes protestants expliquent, en majeure partie, que le thème « gothique » de la Vierge au manteau soit depuis le xvi'' siècle tombé en désuétude. Il y faut joindre peut-être, tout au moins pour la France, l'influence des idées jansénistes. Le type iconographique de la Merge au manteau protecteur était 1 expression figurée de la croyance en la miséricorde toutepuissante de Marie. Or cette croyance est antipathique au Jansénisme. De la miséricorde de Marie, le Janséniste n'attend rien de plus que le Calviniste : ■< la prédestination tue l'intercession -. » Il n'est pas question de la Vierge comme Mère de Miséricorde dans les Pensées de Pascal '■''. Le Salve regina niisej'icordiae « exaspérait les Jansénistes » ^.