‹ La Vierge de Miséricorde; étude d'un thème iconographiqueChapitre 104 sur 158 · Dus Bikinis hei den alldeulschen Meislern, p · texte numérisé non relu

Dus Bikinis hei den alldeulschen Meislern, p

3. Sur ces fresques, cf. Steinbrecht, Die miltelallerlirhen \Vnnd(ieiniilde der Schlosskirche zu Marienhurg, dans la Zeitschrifl fur christl. KunsI, II (1889), p. 5. Je dois à l'obligeance de M. Steinbrecht la photoi^raphie d'un calque de la Vierge au manteau: la figure ci-contre reproduit cette photographie.

miséricordieuse [iig. 4), le peintre n'a représente ni un Ordre religieux, ni les g-ens de Marienbourg- ou les membres d'une famille, ni les divers membres de la Chrétienté, mais huit Saintes, reeonnaissables pour telles à la couronne, et plus précisément huit Vie rr/cs saintes, puisque près d'elles sont des agneaux et des colombes. Elles implorent leur reine. Maria, regina Virginum, non pour elles-mêmes, puisqu'elles ont déjà la couronne de vie, mais évidemment pour le salut des

FiG.

pécheurs. Ceux pour qui les Vierges saintes auront intercédé auprès de leur Reine, et que la Mère de Miséricorde aura défendus contre la sévérité du Juge, ceux-là entreront au paradis.

Somme toute, cette représentation n'est pas sans analogie avec celles qui montrent les Vierges saintes, compagnes de sainte Ursule, en prière sous le manteau de leur reine.

II. — La Vierge de Miséricorde et les sept Vertus Une miniature d'un manuscrit italien • du xiv" siècle montre

1. Bibl. Nal., nouv. ilal 112, f" 16 v". Celle niinialure a été signalée par

une représentation que je crois unique (PI. XXVII, 1). Sept femmes, mieux vaudrait dire sept Idées, portant la couronne des reines, sont assises côte à côte, de face ; sur elles, une femme plus grande, debout, couronnée et nimbée, étend son manteau ; derrière le groupe sont dressées sept échelles, qui montent jusqu'à l'éther flamboyant, au ciel de gloire. Les prières et les sermons contenus dans le manuscrit ne renferment rien qui puisse servir à expliquer cette miniature ; il est vrai que le manuscrit est incomplet. Mais le sens ne semble pas douteux. Les sept reines assises sont les sept Vertus, et la reine qui les abrite sous son manteau doit être la ^'ierg•e.

L'iconographie des Vertus, on le sait, n'est pas la même dans 1 art italien et dans l'art français. Pour décrire notre miniature, il est nécessaire de nous rappeler d'autres représentations italiennes des Vertus, les fresques dont Giotto a décoré la cimaise del'Arena'. le tarot dit de Mantegna -, et le tombeau de Michel Colombe, à Nantes, qui est, par l'iconographie, une œuvre non pas française, mais italienne ^.

Les Vertus cardinales sont à la orauche de la Viersre ; les Vertus théologales à la droite.

Je commence la description par la gauche.

1" La Foi, tenant deux banderoles restées blanches, mais qui ont dû être préparées pour recevoir des inscriptions des actes de foi : la banderole que tient la Foi àl'Arena^ porte ces mots du Symbole des Apôtres : Credo in Deuni Patrem omnipotenteni, creatorem caeli et terrae, et in Jesiim Christu/n filiuni Dei unigenitum.

2" L'Espérance, les mains jointes, la tète levée vers le ciel, qui est indiqué par le disque du soleil : de même l'une des cartes du tarot deMantegna\ A l'Arena, Sjjes est une jeune femme ailée qui prend son vol vers le ciel, d'où un ange lui tend la couronne dévie.

Grinioïiai'd de Saint-Laurent, Guide de l'art chrétien, t. III, p. 129. Le nis. où elle se trouve contient, d'après l'analyse de Mazzatini {Inventario dei manoscritli délia hibl. di Francia. Rome. 1886, t. I, n" 1I2\ des homélies latines, la passion selon saint Matthieu, des prières en latin et en italien, la vie de saint Jean-Baptiste.

1. Ruskin, Giotto and his works in Padua Londres, 1900 , p. 171 sq.

2. Travail florentin de la fin du xv« siècle. Cf. H. d'Allemagne, Les caries à jouer, t. I. p. 174.

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