Perdrizet-René Jean, op. cit., pi. V
4. Alinari. 7331 : .\nderson. 703: Lafenestre-Uichtcnberirer. lînine. l. II. pholotypie à la p. 162. D'après M. Reinach, qui a public un calque de cette pliototypie Répertoire, II, .î37 . la Vierge tient une massue : mais cette assertion, qui s'explique par une idée préconçue, est contredite par le calque même.
j. Iluysmans. Les foules de Lourdes, p. 313.
tous les textes de la Bible où il était question devirga, notamment dans deux textes des Psaumes : l'un où David remercie Dieu de lui avoir donné une virga, c'est-à-dire d'avoir formé le dessein de faire naître de lui la Vierge (de qui naîtra Jésus, qui fera sortir des limbes les Pères de l'ancienne alliance, et David lui-même) ; l'autre où il est parlé d'une virga ferrea, qui brisera les rois : les mystiques l'entendent delà Vierge, qui abattra les démons par la part qu'elle prendra à la passion de son Fils'.
Pour montrer que la comparaison de la Vierge avec une verge est bien un locus de la mystique, je citerai quelques textes caractéristiques que j'ai notés en lisant les ouvrages écrits aux xii^ et XIII'' siècles sur la Vierge Marie. Je n'emprunte pas ces textes à Salzer; il ne les donne pas ; il en donne d'autres ', moins typiques et pris dans des ouvrages moins importants : ceci dit pour montrer que le recueil de Salzer, quel qu'en soit d'ailleurs le mérite, ne doit pas être considéré comme un recueil complet.
Le Psalmiste avait dit : Reges eos in virga ferrea, et tanquam vas figuli confringes eos'^. Il avait dit encore : Si amhiilavero in média umhrae mortis, non timebo mala, quoniam tu mecum es : virga tua, et haculus tuus, ipsa me consolata sunt ^. Ce sont les mystiques latins du xii*" et du xiii*' siècle qui ont eu l'idée de chercher dans ces textes peu clairs une allusion à Marie.
Virgo Maria est virga ferrea daemonihus, dit l'auteur du Spéculum B. Mariae Virginis'"^^ de hac virga non incongrue accipi potest illud Psalmorum : reges eos in Virga ferrea. 0 Maria virga aurea perfectis, virga ferrea et dura daemonihus, arceas daemones a nohis !
Maria Virga ferrea malignis hominibus et ipsis daemonihus, dit l'auteur du De laudihus B. Mariae^', quia per eam
1. Maria vieil diaboliim per compassionein : c'est ainsi que les mystiques conçoivent la victoire de Marie sur le diable ; le ch. xxx du Spéculum humanae salvationis (éd. LuLz-Perdrizet, p. 62-63) est consacré à cette question ; et la miniature du S. H. S. qui représente la Vierge de la « compassion », victorieuse du démon, la montre lui écrasant la tète avec le bois de la croix.