‹ La Vierge de Miséricorde; étude d'un thème iconographiqueChapitre 141 sur 158 · Iliade, XXII · texte numérisé non relu

Iliade, XXII

3. Louvain, 1570. Pour Mulanus Jean ^'ernleuIcn dit — , voir sa notice dans la Biographie \ationale publiée par l'Académie royale de Belg'ique, t. XV, col. 48. L"ouvra|;e de Molanus est une réponse à la Ruche '« De Byenkorf » de Philippe Marnix de Sainte-Aldegondc. Il a été réédité, avec un précieux commentaire par Paquot Louvain, 1771): le commentaire de Paquot est dirigé surtout c(jntre les Jansénistes. L'ouvrage de Molanus a été réimprimé, avec les notes de Paquot. dans le t. XXVII du Cursus Iheologiae de Migne.

picturis et imaginibus esse toleranda, quae probabilia sunt apud doctos quosdam, aut vulf/um. Et le premier exemple qu'il cite, c'est précisément la représentation delà Vierge montrant au Fils ses mamelles, imago Deiparae ostendentis Filio suo uheraK S'il défend les images de ce type, c'est qu'elles devaient exciter les sarcasmes des Protestants — un texte de Zwingli est formel à cet égard — et s'il en parle d'abord-, c'est qu'elles devaient être nombreuses. Le Jugement dernier, peint en lo2o par Jan Provost, de Bruges ^, en est un bon exemple. Il nous fournit l'anneau qui rattache à l'iconographie du moyen âge les compositions de Rubens dont nous parlions tantôt, et les compositions analogues de l'art flamand du temps de Rubens ^ On conserve à l'Académie de Bruges, à côté de l'original, une copie du tableau de Provost, par J. Van den Coornhuuse, qui est de la fin du xvi*^ siècle; à cette époque, en pleine Contre-Réformation, l'art est devenu prude : Van den Coornhuuse a voilé la poitrine de la Vierge :

Par de pareils objets, les âmes sont blessées ; Et cela fait venir de coupables pensées.

1. Au contraire. Molanus condamne sévèrement les représentations qui montrent Jésus suppliant Dieu le Père en faveur de l'humanité pécheresse : erronea piciura est, et quidem nimis crassa. quae exprimit Salvatorern coram Pâtre suo orantem, genihus flexis super palihulum crucis II. 28).

2. Zwingli. éd. Schuler et Schulthes ^Zurich, 1830), t. II, 1, p. 56 (Antwurt an ^'alentin Compar, Von den hildnussen) : « Und wenn die gôtzen g:l.ych ghein gottes verbot hatlind, dennoch so habend sy so ein ungestalten miszbruch, dasz man sy nit dulden sollt. Hie stat ein Magdalena so hurisch gemalet, dasz auch aile pfaffen je und je gesprochen habend : ^^'ie kônnt einer hie andiichtig syn, niesz ze haben ? Ja die ewig sein unverseert macjd und muter Jesu Christi. die mûsz ire briist herfiir zoçjen haben. Dort stat ein Sébastian, Mauritius und der fromm Johannes evangelist, so jïinkerisch. kriegisch, kupplig, dass die wyber davon habend ze bychten ghebt. Und das ist ails ein schimpf. » Ce texte a été cité, mais sans la référence, par Bergner, Handbuch der kirchlichen Kunstaltertiimer, 1905, p. 212. Xe sachant pas le flamand, je n'ai pu rechercher dans la Byenhorf si Philippe Marnix de Sainte- Aldegonde avait censuré les images de la Vierge montrant son sein nu.

3. Pour la chapelle des cchevins ; aujourd'hui au musée de l'Académie à Bruges. Cf. le Catalogue de J. Weale (1861;, p. 28 : Le Beffroi, t. IV; p. 205; Lafeneslre-Richlenberger. La Belgique, p. 332; Huysmans, Les foules de Lourdes, p. 155. Reproduction dans Friedliuider. Meislerwerke der niederl. Malerei, pl. 57.

4. Peinture de Grimmer (1573-1618 , au musée d'Anvers, u° 817. Vue d'Anvers en 1600. Dans les nues, le Christ et Marie, entourés d'anges, intercèdent pour la ville auprès du Père ; le Christ montre la plaie de son flanc, la Vierge montre son sein.

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