Forschungen ûher florentiner Kunsluerke. p. 8j
2. T. III, p. 232: (licebalar confralernilus commendntontm Vir<finl. in ciijus coUegii insifjnihus Deiparae pallia siw sodales teijenlis effigies expressa erat^ ac societas Gonfalonis nuncupala oh vexillum hujusmodi imagineinsigniluin. quod religioso agmine solemni pompa incedenti praeferre soleret :atque liujus exeinplo condila alla pia sodalitia.
3. Hélyot. Hixloire des Ordres monasliques. t. VIII. p. 260-264. Cf., dans le Dict. de théologie catholique deVacanl et Mangenot. p.965, la notice sur Bonaventure, par le P. Snieels, et S. Bonaventurae opéra, éd. de Quaracchi, t. X, p. 36. La biographie de saint Bonaventure, de 1264 à 126f>,est mal connue, faute de documents certains. La tradition qui rapiJorte à Tannée J264 la règle donnée à V Arciconfralernità del Gonfalone a pour unique garant une constitution de Grégoire XIII, du 12 octobre 1576 ; cum itaqiie, siciit accepimus, snperiorihiis temporibits. videlicel de anno lêô-'i in aima Urbennstra admodum insignis sorielas regiilae Recommendaloriim ejusdem bealae Mariae Virginis. primo et deinde Gonfalonis nunciipata . . . ranonicc inslitiita. . . . el inler
cetera pro illiiis felici directione. . . . per S. Bonaventuram pie staliila el
ordinata. Plusieurs érudits, notamment Raynaldus. datent de 1267 l'érection de cette Confrérie ; les Bollandistcs {.\cta SS., 14 juillet, Vita S. Bonav.,^ i. n. 37 , de 1270.
plusieurs peintures analogues, datant du trecento, qui représentent des Confréries de pénitents ag^enouillés sous le manteau de Marie. Sur le retable de Simone da Gusighe, qui date de 139i, on voit la Vierge de Miséricorde abritant sous son manteau une Confrérie de discipUnali ; Tun d'eux porte leur (jonfalone : l'image de la Vierge au manteau protecteur y était peinte, comme sur la bannière des Recommandati romains (pi. X, 1).
La plus curieuse de ces vieilles peintures est un tableau siennois, jadis dans la collection Campana, aujourd'hui au musée de Cherljourg (pi. III, 2). On y voit la Vierge de Miséricorde abritant sous son manteau de reine des gens de tout état. Au premier plan sont agenouillés les membres d une Confrérie de pénitents ; ils se frappent à grands coups de discipline ; leur robe a clans le dos une large ouverture circulaire, pour que le fouet puisse mordre la peau nue^ Ce tableau paraît dater de la tin du xiv*^ siècle : il semble à peu près du temps qui vit la deuxième épidémie des flagellants. En tout cas, les Disciplinati qu'on y voit représentés sont bien du pays où les flagellants parurent pour la première fois.
On trouvera, à la fin de ce chapitre, le catalogue descriptif des Vierges de Miséricorde, sculptées ou peintes, qui proviennent de Confréries. Il est riche surtout en monuments italiens, parce que nulle part les Confréries n'ont autant pullulé qu'en Italie- : « c'est, dit Hélyot'^, le pays du monde où il y en a le plus grand nombre ; il faudrait un volume entier pour parler de toutes, puisque dans la seule ville de Rome où elles ont pris naissance, il y en a plus de cent. » A l'instar des Recommandati de Rome, les Confréries italiennes s'étaient placées sous la protection spéciale de la Vierge miséricordieuse. Les monuments qui les montrent agenouillés sous le manteau protecteur peuvent être classés suivant trois ou quatre types principaux.
1. Même ouvertuiv, dans la robe des pénitents de Simone da Cusi^he.
2. Sur les Confréries de Tltalie actuelle, on trouvera de curieux renseignemenls dans la Stalislica délie conf'raternile puliliée par la Direction générale de la statistique italienne (1'=" vol. ^ Rome, 1S92). Elle en compte 13,216. Les noms sont: confratria. fraleria, collecta, consnrlium, sodalitiiiin, compaçfnia, congreffhe ; à Venise, en Lombardie scuole ; dans l'ancien royaume de Naples, eslaurile, staurile. Quand d'une confraiernità en dépendent d'autres elle prend le nom (.Varciconfî'aternilà.