De l'art chrétien, t. II. p
2. Memoricile Potestatum Regiensium, dans Muratori, Berum italic. script., t. VIII. col. 1122 : fanno MCCLX] veneriint verheralores per universum orbem. El die Lunae in festo omnium Sanctonim omnes illi de Mutina venerunt Regium lam parvi quam niagni : et omnes de Comitata, et Poteslas, et Episcopus cum Confalonihus omnium Socielalum, et verheraverunt se per civitateni et iverunt Parmam pro majori parle. Cf. Mansi dans les Annales de Raynaldus, t. III, p. 56.
3. Cf. Fr. Closener, Strasshurger Chroniken, éd. Hegel (Leipzig, 18"70), l. I, p. 105 : Hahebant vexilla de serico et purpura depicla. cum quibus processionibus Iransibanl.
4. Le S juin 145", Enguerrand Charonton promet aux prieurs de la Confrérie de N.-D. des Anges d'Aix de leur peindre une bannière de taffetas de 9 palmes et demie de haut sur 8 de large, vexillum sire banderiam de panne fino in et super panno de laff'elano. Il doit représenter d'un côté la Vierge entourée d'Anges, tenant lEnfant et adoré par les Mages : de l'autre, saint François, saint Louis de Marseille et saint Bernardin (Requin, Documents inédits, dans la Hhinion des sociétés des beaux-arts, 1889, p. 134 et 180). — Le 4 juillet 14so, le trésorier de l'Ordre de Saint-.Iean-de-Jérusalem commande à Martin Pacaud, peintre d'Avignon, huit bannières. Sur les deux premières, l'artiste devait peindre la sainte Vierge ; sur les deux suivantes, saint .Jean-Haptiste ; sur deux autres, les armes du Pape ; sur les deux dernières, les armes de France (Requin, op. laud.. p. 109).
5. Ilélyot, op. cit., p. 259. d'après Molinier, Institutions et exercices des
plus ancienne serait celle des Pénitents gris d'Avignon. Elles y subsistent encore : l'un des deux témoins qui signèrent l'acte de vente du moulin de Pampérigouste s'appelait a Louiset. dit le Quique, porte-croix des Pénitents blancs * ». A Nice existe toujours la Confrérie des Pénitents noirs, qui fit peindre à la fin du xv*^ siècle deux grands retables où la Mère de Miséricorde occupe la place d'honneur; cette Confrérie recrutait ses membres dans l'aristocratie; elle possédait, entre autres privilèges, celui de gracier chaque année, le jour de la décollation de saint Jean-Baptiste, un condamné à mort"-.
Ce ne sont pas seulement les Confréries de pénitence, ce sont encore les Confréries charitables qui, dans le Midi de la France comme en Italie, cherchèrent un refuge sous le manteau de la Vierge. En voici deux preuves, l'une pour l'Italie, l'autre pour la Provence.
Le musée de Parme s'est enrichi naguère d'une fresque de Pier Antonio Barnabei (1567-1630), précédemment au-dessus de la porte extérieure de VOrfanotrofio femminile de Parme ; cette fresque représente la Vierge abritant sous son manteau, avec les orphelines, les recteurs et rectrices de l'orphelinat ; la Vierge fait de la main droite un geste d'accueil, et dans la main gauche, elle tient un pain^.
Un tableau de Granet (1775-1819), au musée d'Aix, représente l'intérieur d'un orphelinat provençal. Au mur de la salle est suspendu un grand tableau où l'on voit la Vierge de Miséricorde, abritant sous son vaste manteau les quatre régentes de l'institution : elles portent la fraise, le tableau reproduit par Granet devait dater de la fin du xvi'' ou du début du xvii^ siècle.
Confrairies de Pénitens, t. I, ch. 23. Les Pénitents gris d'Avignon dateraient de J268. " Au rapport de Molinier, il yen eut de blancs à Avignon en 1527, de blancs, de bleus et de noirs à Toulouse en 1571 et 1577, de blancs à Lyon en 1577. Ils se multiplièrent fort dans la suite, principalement dans le Languedoc, la Provence et le Lyonnais. »