Julet, p
3. Sur ce symbolisme, cf. Màle,L'a/"< rel.du XIII'" s.,2'' éd., p. 43-64.
5. Manuel de la gravure au XV^ siècle, t. I, p. 295 (cf. t. III, p. 114) : « Au xv" siècle, les troubles des Hussites ainsi que le concile de Constance portèrent le culte de Marie à son apogée ; presque toute la chrétienté la prenait pour intercesseur, et dès lors on voit apparaître dans lart la Vierge de Miséricorde ou Madonna del Popolo. » M. Schreiber se trompe : jamais les Italiens n'ont appelé la Vierge de Miséricorde Madonna del Popolo ; l'article de Middleton auquel il renvoie (Maria del Popolo, dans \e Portfolio de juin 188a) est consacré à la célèbre église romaine de ce nom.
4 INTKODUCTION
du xv^ siècle. Bouchot* ne le faisait pas remonter plus haut que la Vierge de Miséricorde du musée du Puy (pi. XXI, 1) qui semble de 1420 environ. D'après M.Thode-, le type serait d'origine italienne et plus précisément franciscaine; les plus anciens exemples en seraient un tableau de Lippo Memmi, à la cathédrale d'Orviéto, et le retable de Spinello, à Sainte-Marie-des- Gràces d'Arezzo ^ D'après M. Moritz-Eichborn ^, Fribourg-en-Brisgau posséderait les plus anciennes images sculptées de la Vierge au manteau (pi. XXVI, 1 et 3) : elles remonteraient au début du xiv^ siècle. M. Lehmann ^ croit aussi que les plus anciennes représentations de la Vierge de Miséricorde sont allemandes : il cite la statue de la cathédrale de Fribourg, qu'il date de la fni du xiii*' siècle, et une fresque de Tan 1334, dans la cliapelle de Marienbourg, en Prusse, la célèbre forteresse des Teutoniques. Feu Ilelbig'', en 1885, ne connaissait pas de Schui zmanlelbild aussi ancien qu'une peinture de la fin du xni^ siècle, qui représente sainte Odile, l'une des compagnes de sainte Ursule, abritant sous son manteau ses jeunes sœurs, Ima et Ida : en sorte que, pour qui se rappelle tant d'images archaïques de sainte Ursule avec les onze mille Vierges sous son manteau, la question se pose de savoir si le manteau de protection n'a pas appartenu d'abord à la patronne de Cologne. C'est donc fort à propos que M. Brockhaus "a signalé un
1. La. peinlure en France xous les F.j/ojs, notice de la pi. XXII cf. les additions) ; du même, Les primitifs français, p. 263.