Franz von Assisi, 2«éd. (Berlin, 1904J, p. olO
.3. « Auf dem Hauptaltar von S. Maria délia Misericordia », dit M. Thode. Il n"y a pas d'église de ce nom à Arezzo. La Misericordia d'Arezzo est l'ancien local dune Confrérie charitable.
4. Der Skulplurencyklus in der Vorhalle des Freihurrjer Miinslers (Strasbourg-, 1899), p. 412.
;j. Das Bikinis hci den alldeutschen Mcislern bis uiif Diirer (Leipzig, 1900j, p. 210.
fi. Revue de Vart chrétien, 1883, p. 277.
7. Fnrsriiiini/i'n lihcr /lorenlincr Ktinslircrhe Leipzig, 1902), p. 108.
texte qui fait remonter jusqu'au milieu du xiii^ siècle le type de la Vierge au manteau; mais il a été moins heureux quand il en a expliqué la diffusion uniquement par le développement des Confréries. M, Supino ' voit dans la Vierge au manteau la traduction figurée des vers du Dante :
Orrihil fiiron li peccati miéi,
Ma la Bontà infinita ha si gran hraccia^ Che prende ciô che si. rivolve a lei ''.
Mais la « Divine Bonté » dont il s'agit dans ces vers est la bonté de Dieu, non la bonté de Marie. Kraus ^ voyait dans le type de la Vierge de Miséricorde la traduction figurée de l'antienne du xi*^ siècle, Salve Regina misericordiae, ou d'une prière encore plus ancienne, Siih tiiuni praesidium confugimiis, d'où le nom de Suh tu II m dont on a quelquefois désigné les Vierges au manteau '. Plus que tout autre, Barbier de Montault '' s'est approché de la vérité, en rappelant la vision de saint Dominique dont nous parlerons plus loin, et même la vision rapportée par Gésaire, laquelle est en fin de compte l'origine du type en question ; mais Barbier n'a pas su tirer parti de ces indications : c'était un collectionneur de menus faits, aussi incapable de synthèse que de critique.
La plupart des opinions que nous venons de rapporter contiennent, quant à l'histoire du thème, une part de vérité, que nous aurons à dégager. Mais pour ce qui est de l'origine du thème, les érudits n'auraient pas proposé