‹ La Vierge de Miséricorde; étude d'un thème iconographiqueChapitre 89 sur 158 · Peltrami, op. laiid., p · texte numérisé non relu

Peltrami, op. laiid., p

2 Diego Sant'Ambroyio, La colonna volita di Cnnllt extrait de la revue milanaise /« Polttecnico, 1906), p. 7, reconnaît le xhune délia corle sforzesca in ricchiahbujhamenti da un lato di Maria e i rispettivi cavalieri dairallro con quel hizarro costume dei dignatari ducali.

■i. Beltrami, op. cit., p. "8-82. 97.

Perdrizeï. — La Vierge de Miséricorde.

Un tableau du Musée lorrain pi. XX jreprésente François II de Lorraine et sa famille sous la protection de N.-D. de Bonsecours. Je crois qu'il fut peint comme ex-voto pendant la peste qui, en 1630 et 1631, décima Nancy et la Lorraine. La contagion éclata à Nancy dans la Ville-vieille dès le mois de mars 1630 : elle disparut à la fin de novembre, pour reparaître, beaucoup plus violente, vers le mois de mars 1631 ; la mortalité fut très crrande ; la paroisse Saint-Sébastien, qui comprenait la Ville-neuve entière et n'avait eu que 317 morts en

1630, en compta 703 l'an d'après K C'est alors, le la juin

1631, au moment où la peste faisait le plus de victimes, que la ville de Nancy, se rappelant l'humble chapelle et la Vierge de René II, se met par un vœu solennel sous la protection de N.-D. de Bon-Secours"'. Ce vœu fut gravé sur une table de marbre, autour de laquelle furent placées les statues des trois saints'^ : saint Sébastien, saint Roch, saint Charles Borromée (lo38-lo8i-; canonisé en 1610); je ne sais si l'on a expliqué pourquoi ceux-là et non d'autres : c'est que tous trois avaient pour spécialité de préserver de la peste*.

En 1631, Nancy eut quelque temps pour gouverneur le duc François II, en l'absence du duc régnant. Charles IV, fds du précédente François devait du reste mourir l'an d'après. La tradition, recueillie par feu M. Boulanger et par M. Wiener, qui attribue à François II la commande du tableau votif du Musée lorrain, n'a donc en soi rien d'inadmissible, et elle ne me paraît contredite ni par les figures, ni par les costumes du tableau. François aura fait comme Nancy : pour échapper à l'épidémie, il se sera placé, avec les siens, sous le manteau de N.-D. de Bon-Secours. La tradition reconnaît à la droite de

1. DigoV, Hisf.de Lorr:iine. t. V, p. 172-179 : Lepage, De Za Jepopu/afio» de la Lorraine au XVII' s/èc/e, clans \ Annuaire de la Meurthe, 1850; Beaupré, Recherchea sur l'imprimerie en Lorraine, t. I, p. 398ct 416.

2. Plisler. Histoire de .V.inc.y, t. I, p. 577. Ces statues, œuvres du sculpteur Siméon Drouin, ne furent exécutées quen 1615.

3. On pourrait aisément énumérernombre de » vœux» analogues. En 1720. pendant la peste de Marseille, le village de Fourrières en Provence se met par un vœu sous la protection de la Vierge André. Notre-Dame de Miséricorde, notice sur la statue vénérée sous ce titre dans la paroissede Fourrières et sur la dévotion qui s'y rattache, Marseille. 1S57 . Nous avons rappelé plus haut le vœu de Lyon à N.-D. de Fourvières lors du choléra de 1831. Cf. infra. p. 148, pour le vœu delîloisà N.-D. -des Aides pendant la peste de 1631.

4. Poiu- saint Charles Borromée comme intercesseur en cas de peste, cf. Cahier, Caractéristiques, t. II, p. 537 .

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