‹ La Vierge de Miséricorde; étude d'un thème iconographiqueChapitre 91 sur 158 · Digot. op. cit.. t. V, p · texte numérisé non relu

Digot. op. cit.. t. V, p

3. Sur la peste de 1625-1635, cf. R. Reuss. L'Alsace au XVII" siècle, t. II p. 121 ; André, La pesle de 16:29 dans le Vivarais {Bull. hist. et philol. du Comité, 1897) ; comte de Marsy. La peste à Coiupièç/ne (La P/cardj'e. juillet et août 1884).

à Venise, fut commencée en 1631, comme ex-voto de délivrance, après la grande peste de 16301. Une délibération des échevins de Blois. en date du 6 septembre 1631, décide que (( chacun an, jusques à trente ans, sera dite et célébrée une grand'messe en Tég-lise de X.-D. des Aydes et sera fait prière à Dieu que par l'intercession de la bienheureuse Vierge Marie, luy plaise d'apaiser son yre et faire cesser les maladies contagieuses dont cette ville et le pays sont affligés » -.

Entre tant d'images de la Vierge miséricordieuse qui ont rapport aux épidémies, la plus curieuse est assurément celle-ci ^.

Le Mortilogus, on n Discours sur la mort », de Conrad Reitter, plaquette imprimée àAugsbourg en lo08, se compose de 34 feuillets ornés de 10 gravures sur bois ^ Le texte est une suite de poésies latines •' dont la plupart ont pour sujet la vieillesse, les maladies et la mort ; elles montrent que l'auteur unissait à une foi sincère les talents aimables de l'humaniste. Celle qiiinous intéresse est une ode saphique, carmen dicolon tetrastrophon ex sapphico endecasyllabo et adonio dimetro, adressée à Notre-Dame ut nos a gallico morho intactos praeservet incolumes. L'auteur était prieur du couvent Cistercien de Kaisersheim. Cette ode du prieur Reitter est caractéri-stique de l'état du clergé — en Allemagne et ailleurs — à la vedle de la Réformation.

1. Deux tableaux à la Confrérie de Saiul-Roch de Venise, l'un par Zanchi. l'autre par Ncfrri, représentent les souffrances de Venise pendant cette peste, et sa délivrance reproduits dans Molmcnti. La petnlure vénitienne, p. 122 ; cf. Lafenestre-Richtenberfrer, Venise, p. 100 .

2. R. Porcher. Bibliothèque mariale blésoise (Blois, 1004), p. 51.

3. Cf. Perdrizet. dans la Chronique médicnle duD'^ Cabanes, 1906, p. 49. Ln exemplaire du Morlilogus se trouve à la Hibliotlièquc Nationale Réserve,

mYc, 281 .

4. Ces \vlof,M-aphies ne sont pas dénuées dintérét pour 1 histoire de la gravure allemande : c'est à ce titre que celle dont nous parlons a été reproduite, sans explications d'ailleurs, par Muther, Die deutschc Bûcherdlustndion der Gnthik und Friihrenaissance, pi. 204, p. 166.

0. Le Bulletin du Bibliophile, 1861, p. 401, en a nonne 1 analyse.

Au-dessus du titre de Tode est une gravure (fîg. 2) qui représente la Mère de Miséricorde abritant sous son manteau, pour

Caimen Dicolon Tctraftrophon ex fapphico endcca fillaba

««doniodimctro F Conradi R C ad clcmcnhirimâ domina

nortratn Mariana ut nos a galUco morbo intactes prefcïucc

incolumes

Aima fuprcoii genitrû tocaotis

Fk

les préserver delà contagion, à droite le Pape et le Cardinal, à gauche l'Empereur et le Roi : à eux quatre, ces grands personnages représentent toute la chrétienté.

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