Le Temps, n° du l"' février 18X
'i. Rép. de peintures, II, p. 535.
5. Stanislas d'Aloe, La Madona d'Atella nello scisma d'Italia, Naples, 1853. Voir la réfutation de M. Bertaux dans Napoli nohilissima, 189", p. IS.
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droite. Sixte IV, le cardinal-léo^at Alexandre, et le princearchevêque de Colog-ne ; à gauche, l'empereur Frédéric III de Habsbouro^, sa femme Kléonore, son fils Maximilien ' . Ces interprétations malheureuses procèdent dune faute de méthode, à laquelle s'applique l'aphorisme émis par Gerhard, à propos des vases grecs à peintures : monumentorum artis qui uniiin vidit, nulliim vidit ; qui milia vidit^ ununi vidif -. Si l'on a voulu trouver des portraits dans les priants mitres et couronnés de telle ou telle Mater omnium, c'est parce qu'on ne connaissait pas suffisamment les autres monuments de la série. Il serait heureux, sans doute, que ces priants fussent des portraits : car, étant donné le nombre des Mater omnium, elles fourniraient des documents abondants à l'iconographie médiévale, qui, comme on sait, n'est pas bien riche. En réalité, le pape et l'empereur, le roi et la reine, le cardinal et l'évéque des Mater omnium sont des figures stéréotypées, imagines necessariœ et dehitœ '^ comme le pape et l'empereur, le roi et la reine et les autres personnages de la Danse macabre. L'empereur, par exemple, avec sa grande barbe « florie » qu'il doit aux chansons de geste et qu il a encore dans les Mater omnium du xvn*" siècle, n'est pas plus un portrait que le Charlemagne du retable du Palais de justice ^. Une erreur analogue à celle qu'on a souvent faite au sujet des priants de la Mater omnium consiste à regarder comme des portraits de personnages historiques le pape et le cardinal, l'empereur et le roi, qui, dans la fresque dite de l'église militante, à la Chapelle des Espagnols, trônent le long d'une cathédrale qui symbolise 1 Eglise catholique ^',
Il subsiste beaucoup d'effigies de la Mater omnium : elles diffèrent les unes des autres, quant au nombre des priants;
1. Zeitschrift fur chrislUche Kiinst, III 1S90', p. 18: Aldenhoven, Geschichte der Kôlner Malerei, p. 296.
2. Rapporta Volcente. dans les Annali deU'Institulo. 1831. p. 111.
3. Commande dune Mater omnium à Pierre de la Barre, peintre avignonnais, datée de 11 il : i/mago \.-D. de Consolacionis cum suis parvis fic/uris et ymaginihus necessariis et dehitis.