Littéralement, ceux de l'Ouest, les Egyptiens
sans amertume. Voilà comme le Liban s’est toujours trahi lui-même ! Souviens-toi de nos pères 1 II y a de cela bien des semaines de siècles 1 Quand des lions de Juda, sortant du désert, bondirent par-dessus le Jourdain et tombèrent sur les campagnes d’el Cods *, Comme aujourd’hui nous
étions divisés en tribustoujours rivales, parfoisennemies
Le danger ne nous réunit pas, et les uns après les autres nous fûmes exterminés.... G’est à peine si les plus vaillants purent sauver leur vie et gagner les gorges profondes de la montagne Blanche *, avec l’espoir de leur race...,
— Je sais cela, et tu ne m’apprends rien ! dit Achmet.
-*■* Depuis ces jours reculés, reprit Zebdani, sans paraître remarquer l’interruption, le Liban fut à nous, et, pendant des milliers d’années nul ne se permit d’y venir troubler notre paix. Les hordes conquérantes ont roulé à nos pieds sans monter jusqu’à nous; hommes du Sud et du Nord, de l’Est et duGouehant, tous ont regardé de loin nos créneaux de rochers, mais sans jamais oser donner l’assaut à notre liberté; Les fils d’Othman prirent la terre autour de nous. Le Ghazi 8 franchit le passage des bœufs 8 et alla s’asseoir sur le trône grec des empereurs de Constantinople, Cependant nous restâmes les maîtres du Liban,
et il ne put jamais allonger son sceptre 1 sur notre cou
Mais ce que le courage n’a pas su faire, la trahison l’a fait.
« Plus d’une fois les pachas tentèrent l’invasion ; mais la noble terre des Druses les rejetait de son sein, et de ses ennemis ne gardait qué l^es- morts!
« Un jour pourtant,.., maudit soit le soleilqui l'éclaira ! un Turk se réfugia dans nos montagnes. On nous dit qu’il
1. Littéralement, la Sainte; c'est le nom que les Orientaux donnent à Jérusalem. ' • •"