Le Liban, La racine du mot signifie blancheur
3. Littéralement, le Victorieux , nom que les historiens osmanlis ont donné à Mahomet II après la conquête.
4. Le Bosphore. Mais Zebdani commet une légère erreur, et c'est par les Dardanelles que Mahomet entra en Europe,
avait les mains rougëç.... Nous ne protégions point les assassins. On permit aux pachas de venir saisir le coupable. Mais nne fois sur. la terre sacrée des Druses, ils y promenèrent l’inCendie et la mort! ils tuèrent nos chefs; prirent nos femmes, enlevèrent nos enfants; et frappèrent le sol d’un tribut. •
— Il y a si longtemps! dit Achmet d’un air résigné.
— Elle est toujours jeune, l'injure qu’on n’a pas vengée ! ..
reprit Zebdani. ' ■ ' - ■
— C’est vrai !- dit Yousouf en étendant la main;
— Taytb 1 ! tayebJ! s’écria en se levant Amin, le fils du cheikh. -
» — Les pachas, continua Zebdani, n’ont pas joui en paix
de leur Crime. Notre histoire, depuis ce jour, n’esrt qu’un long récit de batailles. Le Liban n’est plus la montagne Blanche ! Nos rochers sont teints de sang !
«Enfin, il y a cent cinquante ans de cela, notre victoire de Saïda 1 nous assura la possession du Kerrouan et des campagnes de Beyrouth, depuis Antoura jusqu’à Jezzin.. Les Ottomans rongeaient leur frein. ... ils nous avaient connus sur les champs de bataille : ils ne voulaient pas nous connaître dans nos forteresses ; iis savaient bien qu’il ne faut point attaquer les lions dans leur antre. C’était nous qui étions devenus assaillants; c’était nous qui rançonnions Alep et Damas. Les Druses s’étaient relevés, imposaient le pied sur la gorge des Turks. La victoire marchait devant nous; nous allions reconquérir l’antique domaine de nos pères et planter nos tentes sur le camp de Juda, si Mohammed- Pacha, — que le seigneur Hackem, notre dieu, le foudroie !
— n’eût soulevé contre nous les deux tribus des Keis et des Yeminis, qui vivaient dans la montagne, près desMaronites et près de nous. ^
« Ceux que nous avions accueillis comme des frères,