‹ La Vierge Marie et le plan divin (volume 2)Chapitre 12 sur 46 · XX APPRÉCIATION · texte numérisé non relu

XX APPRÉCIATION

été créée. Elle sera grande, si elle a quelqu'un des caractères de grandeur que reconnaît et que proclame la doctrine chrétienne ; elle aura une excellence incomparable, si, au titre de Mère de Dieu, elle joint tous les titres de grandeur créés dans le monde par la doctrine chrétienne. Nous voici donc amenés à poser cette question : Quel est l'esprit de l'Évangile? Évidemment, c'est celui du Dieu fait homme, qui sauve les hommes par la petitesse, l'humiliation et la souffrance. Or, la gloire du disciple étant de se rendre semblable au maître, les titres de noblesse pour celui qui vit sous la loi évangélique sont donc dans la petitesse, l'humiliation et la souffrance; d'où il suit que partout oii nous trouverons dans la vie de la très-Sainte Vierge petitesse, humiliation et souffrance, nous aurons trouvé une nouvelle raison de sa grandeur, un nouveau motif pour nous de la vénérer, de l'aimer et de l'invoquer.

Telle est la pensée de ce livre. Son auteur n'a point voulu, en l'écrivant, marquer dans le mysticisme comme un inventeur, et instituer une doctrine originale. Si son point de vue est autre que celui où on nous oblige d'ordinaire à nous placer, il n'est pas pour cela nouveau : c'est le sentiment des Pères de l'Église, c'est leur théologie de la Mère de Dieu qui nous est rendue. Il sera, je crois, facile de justifier cette assertion en achevant de mettre en lumière la pensée de M. Nicolas.

M. Nicolasa eu, comme beaucoup d'autres chercheurs, cette fortune de dépasser le but qu'il avait d'abord mar-

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