‹ La Vierge Marie et le plan divin (volume 2)Chapitre 6 sur 46 · XII APPRÉCIATION · texte numérisé non relu

XII APPRÉCIATION

Ce livre raconte la vie de la très-Sainte Vierge; mais pour bien comprendre la pensée qu'a eue l'auteur en l'écrivant, et pour en saisir toute la portée, il faut avant tout se rappeler quelle est la situation dans laquelle se trouvent placés tous les historiens de la Mère de Dieu lorsqu'ils vont se mettre à l'œuvre. — La voix de toutes les générations, l'amour de tous les enfants de l'Église élèvent la Vierge Marie au-dessus de toutes les autres créatures. C'est sur la terre et aux yeux de tous une grandeur qui n'a pas de rivale; c'est dans le ciel et auprès de Dieu une puissance qui n'a pas de limites. D'autre part, c'est la loi de toutes les grandes existences que leurs actions ont quelque proportion avec le renom qu'elles laissent après elles dans le monde; et le nom de Marie étant le ^us illustre et le plus grand que les siècles puissent répéter, il s'ensuit que sa vie a dû être la plus fertile en grandes actions, la plus riche en faits merveilleux et publics. Le culte de la très-Sainte Vierge est inséparable de l'adoration due à Notre-Seigneur Jésus-Christ. Il faut donc que la très-Sainte Vierge ait été pendant toute sa vie associée à toutes les actions et à tous les mystères de Notre-Seigneur Jésus-Ghrist. Or, ces actions d'éclat, cette participation constante aux mystères de la vie de l'Homme-Dieu ne se trouvent point dans l'Évangile. Non-seulement l'Évangile n'éclaire point d'une auréole divine la Mère de Dieu, mais il la tient, au contraire, obscure et cachée ; on sent qu'elle est présente, mais elle demeure voilée. Ainsi, d'une part, une gloire audessus de toutes les gloires; d'autre part, et comme prémisses de cette gloire, l'obscurité, l'inactivité et le silence.

En présence de ce phénomène historique, il n'y a que

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