‹ La Vierge Marie et le plan divin (volume 2)Chapitre 9 sur 46 · XVI APPRÉCIATION · texte numérisé non relu

XVI APPRÉCIATION

donner à Rome l'empire du monde; puis il se plaint de ce que des hommes, la plupart pauvres et ignorants, affirment sur la vie présente et sur la vie future des choses jusqu'alors inconnues; il reproduit les calomnies répandues dans le peuple contre la morale des chrétiens, et fait de leurs plus admirables vertus, la pauvreté et la chasteté, autant de chefs de son accusation. — Octavius ne s'attache pas, dans sa réponse, à détruire un par un tous les griefs de son ami. Il montre en quelques mots seulement toute la folie du culte rendu aux idoles; puis, sans entrer dans l'explication d'aucun des mystères, il fait cependant connaître l'esprit de la foi des chrétiens; il dit comment chez eux la pauvreté des biens de fortune et la bassesse de la naissance peuvent devenir un titre de gloire et ne sont jamais une cause d'ignominie. Cette conversation achevée, Cécilius n'est pas encore chrétien, mais il veut l'être ; il a découvert une pensée généreuse là oîi il n'avait vu jusqu'à ce jour que crime et ineptie; — il demande à être instruit dans les mystères, et ses deux amis le conduisent à l'évêque de Rome.

Les divers ouvrages de M. Nicolas, et en particulier La Vierge Marie d'après l'Évangile, ont une origine assez semblable à celle de l'apologie de Minutius, et nous les croyons appelés à conduire un grand nombre de leurs lecteurs au même dénoùment.

Ses écrits sont, comme les apologies des premiers siècles, une réponse à toutes les voix de la foule et aux préjugés de son temps. \\ a recueilli toutes ses impressions; il connaît toutes les nuances de son langage; il a pu provoquer les confidences, les questions, les murmures. On comprendra sa pensée, parce qu'il a d'abord compris et analysé la pensée des autres, parce qu'il a

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