‹ La Vierge Marie et le plan divin (volume 3)Chapitre 33 sur 87 · I-iic, X, in · texte numérisé non relu

I-iic, X, in

notre frère par l'incarnation, qu'en devenant par grâce Premier né entre plusieurs, de Fils unique qu'il est par nature, qu'il nous fait entrer en partage de sa céleste forlune : Hereditatem jure suo obtinens, aliis fratribus distribuât. Aussi, et ceci doit nous faire comprendre à quel point nous la lui devons! ne peut-il pas faire, malgré son union avec notre nature, que ce soit au même titre que lui que nous venions à ce divin héritage ; car ce n'est que par adoption : adoption qui nous revêt, il est vrai, de tous les droits de la filiation divine, mais qui cependant ne peut eilacer la distinction de la grâce qui nous en est faite d'avec la nature qui ne nous y appelait pas, et du péché qui nous en excluait, natura filii irœ. Distinction que le Ciirist lui-même est forcé, ce semble, d'observer jusque dans les témoignages de la plus fraternelle tendresse, lorsque, montant prendre pour nous possession de notre comnuui héritage, il disait: «Je « monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu « et votre Dieu. » 11 ne dit pus notre Père, notre Dieu; mais mon Père et cotre Pèi'e, mon Dieu et votre Dieu : Ascendo ad Patrem meum et Pulrem vestruin, Deum meuin f't Deum vcstrum\

Et maintenant mesurons, par colle distinction môme, si profonde (|ue le |)liiri ardoiit amour no peut l'effacor, toute la grandeur du bionlail dont nous sommes redevables à l'Incarnation ihi Verbe, qui, « d'hôtes et d'é- « tranji'ors (juo nous étions, nous a faits concitoyens du « ciel et familiers de Dieu, et ([ui, alors (]ue nous étions <( sans espérance, sans Dieu dans ce monde et morts H [>;ir le péché, nous a ^iviiiés dans le Christ, parla « gràco du(iuel nous sommes sauvés, nous a rossusci-

' Joan., XX, 17. — S. Joiiii. Diiintisr., du Fidc orthodvxn, lili. \\\ r»Y. VIII.

LE PLAN DIVIN. TROISIÈME FIN. Jog

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unir et de l^'uL ,Uu 1 ZZT'' '"''' '<> «" 'insatiable, qu'il fau la 12?. i k ' """""' '*'""'' «°"'

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« ce que je ^ouscoJZL.'TZZ^-f'r' '""«^ « je vous donne est de vous aimer t ''?'""" t"^ « œ-nmejevousalaiml .. ' ™' '^' """•«»

« désormais servUeur«;i ? ^^ "'''''"''''■'" P'"» « pas initié à ce ZUTZ Zut raisîeV' « appelés mes amis, parce que je vous'aiT . •* ?"' « tout ce que j'ai moi-même apprL de mo, p '"^ « vais vous préDarer' 1» i,„„ . . °" P<""e- Je

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« aussi... Mon Père l'I^ .^ . '^ '"'^' ™"« «".Ve^ « Filsdecet. gS q^et?'"'' «'«""«^ votre

« monde m., Jn queTo ep .rvouVZifirV''" '" « comme vous lui ave/ dn„ ,i "' >ous gloiilie, afin que,

'. il donne la i têrueU à ou",r"'' '" '""'^ ^'"'''• « donnés, afln ,<^e\^^ZlZrLl\Tj''''T'' « comme vous, mon Père, vous êtes en m oT?. ''""°' " ™"^"'«'»^- '-"■"-'esoient'qXr'nlrifi^n"

' Ad Ephes, n, 19, 12, 1,^,6.

110 l'VW h CHAFÎTRE XV.

« qu'iis soient un comme nous SQiiimes un, qu'ils soient « consommés dans l'unité, et que le monde connaisse « que vous les avez aimés comme vous m'avez ainié. « Mon Père, jq désire que là où je suis, ceux que vous « m'ave? (loi^up^ soient aussi ^vec mQi>^^Ui qu'ils voient « \Wfi gloire que vpus m'q.vez don^^ée, parce que voqs « m'avez aimé avant la création du monde' . »

Pfiroles d'ineffable tendresse, novissima vçrbq, çle la Charité mfuiie, que Jes çcpvir de l'homme ne peut recueillir du cœur brûlant d'où elles sortent sans se fondre en qijelque sorte c|'aniour et de reconnaissance, et qu'il faut ne jamais commenter et toujours relire l

Qu'il nous soit permis seulement d'y mettre plus particulièrement en lumière ces mots qui comprennent tout le Plan dont nous poursuivons l'étude.

« Mon Père, glorifiez votre f'ÛQ, de cette glpire qii'U « a eue Qx\ vous ï^vant que le monde fût ;

M Afin ([ue votre Fi|s vous glorifie ;

« Afin (jue, cQiume vous lui avez dom^^ puisst^pce « sur toute chair, il donne la v^e pterfte|le à tous cpux « que vous lui avez donnés... parcp qi\e vous m'avez « aimé avant |a création du mon^ie. »

Ainsi :

|.a gloire du Christ, — et, par ceUo gloire, la gloire

(In Dieu i'( la IV'Iii'ili'' (1(S ('n'aliirts :

Ymla lum le l'iuu (h\\\\ iui Mio duquel Diei^ a donné fl{< Ç/^rist puisi^UHCC sur iuutc c/icu'r et l'n ahuc (wantla <:/■('■(!- ^im dv; mç^dc.

' Joan., XV, XVII.

Mais avant de nous arrêter définitivement à cette doctrine, et d'élever sur elle, comme sur une large base, la gloire de la très-sainte Vierge, il faut la dégager d'une difficulté que secrètement chaque lecteur nous aura faite, et dont la solution imprimera à cette partie de notre œuvre le cachet souverain de la vérité.

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