‹ La Vierge Marie et le plan divin (volume 3)Chapitre 37 sur 87 · REVUE GÉNÉRALE DU PLAN DIVIN · texte numérisé non relu

REVUE GÉNÉRALE DU PLAN DIVIN

raier et le dernier, le Principe et la Fin de tout, nous v apparaît comme le ToM/ véritable.

Mais, en môme temps que tout s'unit et se rejoint en lui, jusqu a ne faire qu'une sphère, comme le dit trèsbien le cardinal de Bérulle, voyez comme, dans ce Pian d unité incomparable, la personnalité de l'Être souveram et celle du plus petit des êtres de la création se distinguent et se respectent, et comme cette distinction et cette union sont ménagées dans toutes les articulations si je peux ainsi dire, du Plan divin. Au sein de Dieu lui' même, ou l'unité simple et absolue d'essence semble ne permettre aucune distinction, apparaissent d'abord trois Personnalités distinctes, dont l'une, le Fils, se fait homme, et, dans cet état, se soumet au Père. Soumission qui est le plus grand acte de personnalité qui pût être fait par Dieu, ofïrant cette soumission en la personne du Fils, la recevant dans la personne du Père et en opérant le mystère par la personne de l'Esprit-Saint La personnalité de Dieu éclate ainsi triplement dans ce grand acte de l'Incarnation considéré du côté de Dieu C /instus^autem Dei,

C^?Z''f''^^ î"" u^'' ^' ^'^^""^"^^' ^^ Persomialité du Cluist et celle de chacun des hommes ne sont pas moins sauvées dans leur union. Cette union nous est présentée sous la figure d'un seul corps dont le Christ est le chef et don nous sommes les membres. Quoi de plus intime?

rteit .nf"' ""''" t ^"'™^' ''''' '' ^-'- q^i est agent, et e commerce de la grâce entre Dieu et l'âme

est ce qu iljy a de plus réciproquement personnel. C'est

Lin jeu contmuel de don et de fidélité, dont les consé-

juonces sont éternelles, puisqu'elles tendent toutes en

iefmitive au ciel ou à l'enfer, librement choisis, libre-

nent voulus par l'amour ou par la haine. Et quels

^?ards Dieu ne temoigne-t-il pas pour l'âme hunïaine

dans tous les procédés de cette grâce? Voici, dit Dieu que je suis à la porte et que je frappe, « ecce sto ad ostiun « etpulso. » — Et depuis quand, Seigneur, attendez vous à la porte de cette âme et frappez- vous? — Depui vingt ans, trente ans, soixante ans? Durant toute um vie, l'âme, renfermée dans ses frivolités, entend biei Dieu qui frappe, mais elle le fait attendre à la porte ; e ce n'est souvent qu'au dernier moment qu'elle lui ouvn enfin pour contracter avec lui une union éternelle. Oh qu'elle est bien vraie, cette parole : Ciim magna reverenti disponis nosK « Vous mettez une grande discrétion dan « tous vos rapports avec nous. Seigneur, » et si nou sommes à vous, c'est que nous le voulons bien, ne aittem Christi.

Et enfin, bien que nous appartenions au Christ double titre, et comme principe et comme fin média trice de notre existence et de nos possessions, toute celles-ci nous sont laissées, nous sont dévolues à titr naturel. Nous nous possédons et nous possédons tout la nature à titre humain. Le monde est livré â nos inves tigations et à nos industries; il est notre apanage. Die respecte le don qu'il nous en a fait, et la charte, si j'os ainsi dire, de cette naturelle fondation, jusqu'à ne p£ nous y troubler dans l'oubli, dans l'infidélité môme doi nous nous y rendons coupables ù son égard ^. La doc trine catholique, qui semble n'avoir d'autre fin qu d'arracher les âmes aux bi(>ns do ce monde, (pie d frapper ces biens do discré<Ht par l'attrait qu'elle ins pire pour ceux de l'autre, a toujours maintenu contr

' Sapientia, xii, IH, to.

'' C'est ce que l'Église a niaintcmi contre Wiclef et Joan Hus i|ui prôcliaiciit la d(''chéancfi «les hions do ce monde encoiiruo \n un seul pt'clié inork-l. Doctrine siiltvcrslve (ju'ib tenaient des C£ ihare» ei (|u'il8 iransniirent aux Anabaptistes.

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