IS., LXVI
dans TuniverB, il acquiert une paternité créatrice, qui est comme un rejaillissement de sa paternité génératrice.
Enfin, il est une troisième paternité de Dieu, qui tienl
de la paternité créatrice et de la paternité génératrice.
c'est la paternité adoptive, par laquelle nous sommes
faits enfants de Dieu en Jésus-Christ. Dans l'ordre de It
création et de la nature, nous sommes enfants de Dieu
eu tant qu'il nous a donné la vie comme à tous les êtres
et qu'il nous l'a (ionnée à son image et à sa ressemblance
par un privilège particulier; mais nous ne sommes pai
enfants de Dieu, en tant qu'engendres de Dieu, partiel
pant de sa vie divine, associés à sa félicité, héritiers di
son royaume , jouissant do tous les di-oits de la filiatioi
naturelle et légitime. En ce sens. Dieu n'a qu'un Fil
unique-engcndré, unigenitui, qui est le Verbe. Eh bien
ainsi que par ce vei'be incréé, nous avons été créés à 1
vie de toutes les créatures, par ce môme verbe incarm
Jésus-Christ, nous sommes élevés de cette conditio:
de créature à la dignité d'enfants de Dieu, comme
l'ost lui-môme; (î'est-à dire engendrés, non i)as pro
proment, mais adoptivement, et, prodige de grûce! idci
ticpuMiicnt quant aux elVots, conune toute fdiation ado],:
tivo; tellement que û' unigenitns le Fils de Dieu devioi
piirno-genitus, par rapport à nous, ses frères, ses cohe
riliors, ne faisant (|u'un avec lui, et par lui avec Dieu
Dieux nous-mômcF on quolfino sorte comme lui : F(j
dixi: Diiestis.
Telles sont les Irois liuiriiiiM^ (1(! Dieu, génératrin créatrice, adoptive. Celle-ci s'enrluiîne nnx deuxautr( et en termine le dessein ; car elle élève le rejailliBsemei do la pulernilé de Dieu dans la cn'^alion fi la luuiteur c sa source, et elle r.y fait en (|ucl(]uo sorte rentrer, pi la vertu do cotte grûce do Jésus-Christ qui devient eti c